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Marie des VALLÉES

(1590 - 1656)

 Marie des Vallées naît en 1590 dans un village de Basse-Normandie de parents pauvres.
 Orpheline de père à douze ans, elle devient servante.
 Demandée en mariage, elle refuse et se trouve victime, au plan du vécu psychologique, d’un sort jeté sur elle. On la conduit à Rouen auprès de l’archevêque pour des exorcismes solennels.
 Après six mois de prison dans des conditions atroces, elle est déclarée vertueuse et devient servante au service de l’évêché de Coutances. Mais elle se croit toujours possédée.
 À vingt-cinq ans, elle accepte héroïquement un « échange de volonté » (comparable à la prise en charge par Surin d’âmes en perdition).
 Trop volontaire, elle vit le désespoir des damnés qui sont les objets de « l’Ire de Dieu » et connaît deux épisodes terribles qu’elle nomme « l’Enfer » (1617-1619) et « le Mal de douze ans » (1622-1634).
 Sur ordre de l’évêque, Jean Eudes l’exorcise en 1641.
 Elle devient la conseillère d’un grand nombre de visiteurs. D’une grande sagesse, elle évoque pour eux la diversité des chemins spirituels. Elle meurt en 1656, entourée du respect de tous.

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Le Jardin de l’Amour divin

REVUE DE PRESSE

Le Jardin de l’Amour divin
Le Lien , par Sr Marie-Claire

Ce petit livre vise à faire sortir de l’oubli la grande mystique que fut celle que l’on a surnommée « la sainte de Coutances », Marie des Vallées (1590-1656). Elle se croyait possédée et eut maille à partir avec l’Inquisition, ce qui ne l’empêcha pas, cependant, d’avoir un grand rayonnement car on venait la consulter de loin. Parmi ses visiteurs, (le futur saint) Jean Eudes, note soigneusement ses dits dont ce volume présente des extraits, complétés par quelques Conseils contenus dans un autre recueil.

S’étant offerte pour souffrir les peines de l’enfer, afin que les damnés soient délivrés, elle fut en proie à des tourments indicibles : « Le plus grand supplice qu’elle souffrait après l’Ire de Dieu, était de la vue qu’elle avait de l’état horrible de son esprit… » En général les circonstances des dits sont précisées, ils consistent en des visions, des dialogues avec notre Seigneur ou Notre Dame.

Il est difficile de donner de brèves citations ; à titre d’exemple, voici ce que l’on trouve, à propos des « saints au travail » : « Oh ! si la porte du Paradis m’était ouverte, j’y entrerais non pas pour mettre de la gloire et pour y demeurer, mais pour en faire sortir tous les apôtres et tous les saints, et pour les faire venir en ce monde afin de s’employer à détruire ce monstre qui est le péché et à sauver les âmes. »