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Krzysztof Kamil  BACZYNSKI

Testament de feu

Traduit du polonais et présenté par Claude-Henry du Bord et Christophe Jezewski Bilingue polonais-français

Collection Collection Neige n°12, ISBN 2845900848

19 €
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 « Ces poètes dépassèrent l’enfer, écrit Stanislaw Beres dans sa préface à l’anthologie Poètes de l’Apocalypse (1991), mais ne cessèrent de chercher la beauté du reflet divin dans le visage de l’homme et cela les amena à une poétique particulière, unique peut-être dans la littérature mondiale... »
 Baczynski est un poète parfaitement original. Les poèmes patriotiques, les témoignages sur ce qui fut une des pires nuits de l’Histoire voisinent avec les poèmes d’amour (parmi les plus beaux de la poésie polonaise), écrits pour sa femme Barbara (Basia), morte enceinte trois semaines après lui, lors de l’Insurrection.
 Comment ne pas évoquer les bouleversants poèmes d’amour que Krzysztof écrivit pour sa mère et dont un fragment est gravé sur son tombeau, au cimetière de Powazki à Varsovie : « Qu’importe si je suis loin, / si les ténèbres nous ont déchirés, et que la douleur reste plantée comme un couteau. / Moi en toi et toi en moi, nous allons en torrent, en fleuve, / en torrent d’or frémissant, en étoiles de roses luisantes. »
 Sa veine satirique déborde d’une merveilleuse ironie, mais ce qui est le plus caractéristique de cette poésie, c’est son mysticisme : Baczynski est le poète d’une foi en acte vouée à un éternel questionnement et en proie au doute.
 Son christianisme toujours en lutte contre toutes formes de pharisaïsme, marqué par le personnalisme d’Emmanuel Mounier (qui a beaucoup influencé les milieux chrétiens de la Pologne des années 30) se résume en cette phrase : « combattre par l’amour ».