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Antoine RAYBAUD

Stimmen

SORTIE EN LIBRAIRIE LE 11 FÉVRIER 2016
Hommages de Salah Stétié et Jean-Claude Mathieu

Collection Les Cahiers d'Arfuyen
n°227, 184 pages, ISBN 9782845902275

13 €

Antoine Raybaud a été l’un des grands enseignants et analystes de la littérature contemporaine. Successeur de Jean Starobinski à l’Université de Genève, sa pensée a laissé une forte empreinte.

Romancier et essayiste, Raybaud était avant tout poète : au-delà du court recueil Murs (1993), Stimmen est la somme poétique qu’il tenait à laisser et sur lequel il a travaillé durant toutes ses dernières années.

L’écriture d’Antoine Raybaud est profondément originale : marquée par la musique baroque et contemporaine, elliptique et raffinée, elle reste cependant toujours intensément sensible et personnelle. Le livre s’ouvre par un beau texte d’hommage du grand écrivain d’origine libanaise Salah Stétié.

Deux ans avant sa mort en 2012, Antoine Raybaud présente aux éditions Arfuyen le manuscrit de Stimmen, livre presque unique d’une vie pourtant consacrée à la poésie. Durant deux ans, avec un scrupule extrême, il continuera d’y travailler. Il écrit à la main la lettre d’envoi du manuscrit finalisé, qu’il n’a pas le temps de poster. C’est sa fille qui fait l’envoi après son décès.

Le grand écrivain libanais Salah Stétié, ainsi que son camarade d’études Jean-Claude Matthieu donnent un vibrant témoignage sur cet homme brillant et secret, reçu premier à l’École Normale Supérieure, professeur charismatique de l’Université d’Aix-en-Provence, cofondateur et président de la fondation Saint-John Perse et successeur de Jean Starobinski à l’Université de Genève.

Ce livre est la somme poétique d’un homme qui a écrit mieux que personne sur Rimbaud et la poésie moderne. Livre profond et mystérieux, pétri de culture et de pudeur comme la personnalité d’Antoine Raybaud. Six chants composent cette vaste symphonie : « Neumes », « Récitatif », « Lied », « Combattimenti », « Hors chant », « Saetas ».

Partout la référence à la musique : Monteverdi, mais aussi Dusapin et Berio. Partout la présence du mythe à travers Homère, Euripide, Sénèque, Hölderlin, Pasolini. Partout la dimension spirituelle avec Hallaj, Sohrawardi, Dante, Maître Eckhart. Mais aussi la présence terrible de la guerre à travers les textes croisés d’Helen Hessel et Henri-Pierre Roché et le Journal de Bergen-Belsen de Hanna Levi-Haas.