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Bernard SESÉ

(1929)

Bernard Sesé est connu comme l’un des meilleurs spécialistes et traducteurs actuels de la littérature espagnole, qu’il s’agisse d’auteurs classiques comme Jean de la Croix et Thérèse d’Avila ou modernes comme Antonio Machado, Lorca ou Neruda.

C’est dans ce registre qu’il a fait paraître aux Éditions Arfuyen les Écrits sur Thérèse d’Avila du grand poète espagnol Fray Luis de León.

Bernard Sesé est né à Neuilly le 27 avril 1929. Au terme d’études de lettres et de psychologie clinique, il obtient l’agrégation d’espagnol et un doctorat d’État. De 1958 à 1964, il enseigne la littérature espagnole à l’Université de Rabat. De retour en France, à la Sorbonne, puis à l’Université de Nanterre.

Ses travaux de recherche et ses publications portent essentiellement sur les écrivains spirituels et mystiques de la Renaissance en Espagne et sur la poésie espagnole moderne et contemporaine. Fondateur de la collection Ibériques chez Corti, il a dirigé la collection Biographies aux éditions Desclée de Brouwer.

Outre deux essais sur le poète Antonio Machado parus en espagnol et de multiples traductions, Bernard Sesé est l’auteur d’un livre sur Pierre Teilhard de Chardin (DDB, Paris, 1997) et de nombreuses « Petites vies » (Thérèse d’Avila, Jean de la Croix, saint Augustin, Élisabeth de la Trinité, François de Sales, Catherine de Sienne).

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Discipline de l’arcane

PETITE ANTHOLOGIE

Discipline de l’arcane
(extraits)

Chrysanthème

L’œil écoute sur le papier
Son crissement dans les roseaux.

Fleur rayonnante, essence du soleil,
Secrète et fuyant le monde.

Pour recevoir ses directions
L’espace s’est fait transparent.

Autour circulent des oiseaux.
Les ombres leur sont favorables.

Tandis que l’éventail de papier les retranche
De la clarté du jour, les yeux se souviennent.


Apsara

Elles puisent leur souffle dans l’écume
Et leur légèreté dans les vagues battues.
La nuit venue, sur la pierre obscure
Où se lisent leurs signes,
Elles font briller l’essence des eaux.
Un éblouissement dans le relief ancien.
Et l’œil les voit courir contre le vent
Qui les pénètre et qui à chaque instant
Les fait renaître, instruments de l’amour
Ou de la mort. Dans leur cortège
Des chiens tremblent auprès d’elles,
Et, comme elles, ils égrènent
Leurs litanies.


L’espace intérieur

Le ciel ouvre l’espace.
La terre le reçoit,

Referme son étreinte
Et le conserve en soi.

Les lignes d’horizon
En appellent au vide.

Au delà du regard,
Les sources leur font signe.