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SÉRAPHIM DE SAROV

(1759 - 1833)

 Séraphim est né à Koursk, en 1759 et mort à Sarov, en 1833.
 Il entre à 19 ans au monastère de Sarov et, après un noviciat de huit ans, reçoit l’habit monastique en 1786. Il se retire dans une cabane en forêt où il mène une vie d’ermite.
 Attaqué par des brigands en 1804, il est miraculeusement guéri par la Vierge, pour la troisième fois de sa vie. Revenu à son ermitage, il mène une vie de stylite, puis de silence absolu. Rappelé en 1810 à son monastère, il s’y enferme durant cinq ans dans une petite cellule.
 Ce n’est qu’en 1825, à 66 ans, qu’il sort totalement de sa réclusion. Il retourne à sa cabane de forêt où sa réputation de sainteté et ses dons de thaumaturge lui attirent de nombreux visiteurs. Il fonde également, non loin de Sarov, un couvent de femmes où sont reçues de jeunes villageoises. Averti de son prochain départ, il meurt à genoux devant l’icône de Notre Dame de Tendresse à qui il a dédié à son ermitage.
 Il a été canonisé en 1903.

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

L’Entretien avec Motovilov

PETITE ANTHOLOGIE

L’Entretien avec Motovilov
traduit par Madame Mouraviev
(extraits)

 
C’était un jeudi. Le jour était gris. La neige recouvrait la terre de plus de quinze centimètres.

Une épaisse poudre blanche tombait encore quand le Père Séraphim commença de s’entretenir avec moi.

Nous étions dans une clairière, près de son petit ermitage, à un endroit où la montagne descend jusqu’aux bords de la rivière Sarowka.

Il me fit asseoir sur un tronc d’arbre qu’il venait d’abattre et s’accroupit face à moi.

*

« Le Seigneur m’a révélé, dit le Père Séraphim, que depuis votre enfance vous désirez savoir quel est le but de la vie chrétienne et que bien des fois vous avez interrogé sur ce point de hauts personnages de la hiérarchie de l’Église. »

En effet, depuis l’âge de douze ans, j’ai été continuellement tourmenté par cette pensée et il est vrai que j’ai questionné de nombreuses personnalités ecclésiastiques, sans jamais en obtenir une réponse qui me satisfasse. Le staretz ne pouvait évidemment pas le savoir.

« Mais personne, continua le Père Séraphim, ne vous a donné la définition de ce qu’est ce but.

Certains vous disaient :
“ Va à l’Église, prie Dieu, agis selon les commandements, fais le bien. Voilà le but de la vie chrétienne !” Et d’autres même, trouvant déplacée votre curiosité, vous répondaient : “Ne cherche pas au dessus de ce qu’il t’est donné de comprendre”.

Mais ce n’est pas ainsi qu’il aurait fallu vous répondre. C’est pourquoi, moi, pauvre Séraphim, je vais vous expliquer en quoi consiste véritablement ce but. » (...)