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Hassan QORACHI

(1934)

 Hassan Abdallah Al-Qorachi est né à La Mecque, en Arabie Saoudite, le 12 décembre 1934.
 Fils aîné d’une famille modeste, il fait ses études au lycée de Fellah, à La Mecque.
 Son père meurt quand il n’a que dix ans et il est élevé, avec sa soeur, par sa mère, femme très religieuse.
 Il se marie en 1954, puis, après une interruption de plusieurs années, reprend ses études en 1955. Il suit à l’Université de Ryadh des cours d’histoire. De son mariage naîtront quatre filles et deux garçons.
 En 1967, il entre au ministère des Finances, puis travaille à partir de 1973 comme responsable de l’information à la radio saoudienne. L’année suivante, il se rend en Egypte où lui est confié un poste au sein de la radio.
 De retour en Arabie Saoudite au bout d’un an, il devient chef de cabinet du ministre des Finances, puis ministre plénipotentiaire au ministère des Relations Extérieures du Royaume.
 De 1981 à 1983, il est en poste comme ambassadeur d’Arabie Saoudite au Soudan, puis, de 1983 à 1987, comme ambassadeur en Mauritanie.
 Il se consacre depuis cette date, à travers de multiples voyages, à son travail d’écriture.
 Il est membre de l’Académie de Langue Arabe à Amman (Jordanie) et au Caire (Egypte).

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

L’Étang de la soif

PETITE ANTHOLOGIE

L’Etang de la soif
traduit par Samia Akel et Abbas Torbey
(extraits)

Etranger
Mon exil est fatigue
avortement, départ
sans retour
Etranger
il a vécu attendant le train
sur le pas de sa porte

*

« L’amour nous emporte, dit-elle
Vers quel but ?
laissons-nous emporter
laissons notre vie se briser comme vases d’argile
Lançons-en les débris à la face de la nuit
à la face de l’horizon et des étoiles...
Elevons-nous jusqu’aux terrasses des nuages
Ma vie est sans objet
Je lance mes filets, j’arpente les champs du jour
pour retomber aussitôt dans la stupeur, la nausée

*

Tu me demandes ton chemin. Ne me questionne pas !
Mes navires voguent sans voiles
les rives de toutes parts ne sont que détresse
Je vis démuni de tout
sans nulle ressource en la presse de cette vie
que ce chant blessé
que ton visage
oasis en mon inutile voyage