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Henri MESCHONNIC

Puisque je suis ce buisson

Image de couverture de Rembrandt

Collection Les Cahiers d'Arfuyen
n°129, ISBN 2-908-82594-5

9,91 €

Sous le titre Gloires, Henri Meschonnic vient tout juste de publier une nouvelle traduction des Psaumes qui restitue d’une manière frappante la vérité de ces chants comme, naguère, sa traduction des Cinq rouleaux (Gallimard, 1970) avait profondément renouvelé l’approche de ces cinq textes majeurs de la Bible. Puisque je suis ce buisson est le premier ouvrage de Henri Meschonnic publié par Arfuyen.

« c’est de loin quand des mots tremblent / que je vois / les yeux fermés / que je sens / le sens passer / et je sais je sais j’entends /des cris qui ne sont pas sortis / et qui viennent / viennent / en silence » (Puisque je suis ce buisson)

Henri Meschonnic est particulièrement connu pour son travail de linguiste. L’attention qu’il a apportée au rôle essentiel du rythme dans la dynamique de la langue a ouvert à sa réflexion des voies d’analyse originales et particulièrement fécondes dans le champ poétique. Paru chez Gallimard entre 1970 et 1978, son maître-livre, Pour la poétique, comporte cinq volumes : I – Pour la poétique, II – Epistémologie de l’écriture, Poétique de la traduction, III – Une parole écriture, IV – Écrire Hugo,V – Poésie sans réponse. 

Mais il est également l’auteur d’une œuvre personnelle importante : nourrie de ses recherches théoriques, elle frappe cependant par une écriture libre et inspirée. Parmi les sept recueils publiés à ce jour, citons : Dans nos recommencements (Gallimard, 1976), Voyageurs de la voix (Verdier, 1985), Nous le passage (Verdier, 1990), Combien de noms (L’improviste, 1999) et Je n’ai pas tout entendu (Dumerchez, 2000).

En épigraphe du présent recueil, Meschonnic se réfère à un dicton yiddisch qui définit bien le ton particulier de son écriture, à la fois savante et malicieuse : « La première partie, es heibt sikh nit oun, peut se dire seule : "ça ne commence pas", au sens de "c’est un mensonge", "ça ne tient pas debout". La seconde partie, oun es lost sikh nit oïs, "et ça ne finit pas", ne se dit pas seule. En entier – ni queue ni tête. »