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Hélène PÉRAS

(1924)

 Hélène Péras est née à Asnières en 1924. Après des études de médecine et de philosophie à Paris et à Lyon (sa thèse de médecine était consacrée à La notion d’intuition en psychopathologie), elle devient psychiatre et psychanalyste et poursuit l’étude de la langue russe.
 Après un terrible deuil en 1975, elle noue des amitiés, en particulier avec Claude Vigée et Philippe Jaccottet, qui marqueront profondément son évolution ultérieure.
 Ses rencontres avec le Père Basile Zenkovsky, doyen de l’Institut Saint-Serge, en 1958, et avec le Père Michel Evdokimov seront également, dans le domaine spirituel, des événements déterminants. Sa découverte du Vietnam, en 1993, depuis longtemps désirée, développe avec la langue et la culture de ce pays une relation privilégiée.
 Elle a dirigé en 1988 le colloque de Cérisy consacré à Claude Vigée, dont les actes ont paru sous le titre La terre et le souffle (Albin-Michel, 1992).
 Elle vit désormais à Grignan, dans la Drôme. 

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Le Dévoilement

PETITE ANTHOLOGIE

Le Dévoilement
(extraits)

Ne plus voir que cette lumière,
Mais toucher l’ombre douce qu’elle fait
Sur la terre pour vivre.

Ne plus entendre que le son
Qui vibre entre les mains levées,
Mais que les lèvres se posent sur l’instant
Le plus fragile, le plus proche
De la déchirure du son.

*

Infime est ce jardin
Donneur de roses,
Ô plénitude
Sur fond d’abîme.
Douce à la solitude
Est la maison étroite.
Le rêve de l’été qui ne finissait pas
S’abrite dans le silence de la pluie d’automne.
Le lierre désiré a envahi le mur,
Les raisins oubliés s’offrent
À la bouche hésitante.
Il fait doux. Il fait triste
Et vide. La première nuit
Du retour a enseigné l’image
De la Dormition,
Et l’image voulait dire
La tendresse et la vie.
Pourquoi le grand rosier
Est-il devenu un arbre
Qui atteint la terrasse ?
Pourquoi ses fleurs d’octobre
Sont-elles si parfaites
Sous la blessure caressante de la pluie ?
 
*

Un visage se lève du passé,
Porteur des nuits d’orage
Où s’abritait l’enfance.
Quelle est cette joie ?
L’espoir n’a plus de lieu
Mais la confiance est simple
Qu’un corps brisé restaure.

 

Je pressens
Une douleur nouvelle.