• Littérature
  • Spiritualité
  • Sciences humaines

Jean BASTAIRE

Pâque de l’univers

Collection Carnets Spirituels n°70, ISBN 9782845901384

11 €
Acheter

De Jean Bastaire, les Éditions Arfuyen ont déjà publié trois ouvrages : un recueil de « paroles reçues », Psaumes de la nuit et de l’aurore, en 1996 ; un livre d’aphorismes, Passage par l’abîme, en 1998 ; enfin, en 2002, un ensemble de poèmes, Noces vives, consacré à la mort de l’être aimé. À la différence des précédents, publiés dans la collection Les Cahiers d’Arfuyen, ce quatrième livre paraît dans les Carnets spirituels.
 Pâque de l’univers prolonge la vaste méditation pionnière entreprise par Jean Bastaire sur la relation intime et nécessaire qui existe entre le message chrétien et le souci écologique. Rappelons quelques-uns des textes de Jean Bastaire en ce domaine : Le salut de la création (Desclée de Brouwer, 1996) ; Le chant des créatures (Cerf, 1996) ; Claudel.?Conversations écologiques (Le Temps qu’il fait, 2000) ; Lettre à François d’Assise sur la fraternité cosmique (Parole et Silence, 2001) ; Pour une écologie chrétienne (Cerf, 2004) ; Un nouveau franciscanisme (Parole et Silence, 2005) Jean-Paul II. Vingt textes sur l’écologie (Parole et Silence, 2006).
 Essayiste, théologien et poète : Jean Bastaire a voulu écrire un livre qui ferait la synthèse de ces différentes facettes de sa personnalité et de son œuvre, jusqu’à présent toujours séparées. Et pour présenter cette entreprise, on ne saurait mieux faire que de donner la parole au cardinal Philippe Barbarin, qui a donné un très beau portrait de Jean Bastaire et un éloge appuyé de sa pensée novatrice sur l’« écologie chrétienne » : « Je ne sais pas si vous connaissez Jean Bastaire, un vieux monsieur enthousiaste, admirateur de saint François d’Assise et passionné d’écologie, un cœur pur. Je crois que par ses publications, il aide la conscience chrétienne à se réveiller sur la question de la création. Aujourd’hui, il va plus loin encore et travaille le lien entre Écologie et Rédemption. De quoi parlons-nous quand nous évoquons la Résurrection ? Ne concerne-t-elle que l’homme dans la création ? Qu’est-ce qui ‘‘passe’’ quand la Bible dit que ‘‘le ciel et la terre passeront’’ ? Jean Bastaire s’aventure humblement dans ces questions, en chrétien, en théologien et en poète. Il réfléchit, travaille beaucoup et n’hésite pas à demander conseil. Pour l’heure, il ouvre les pistes » (texte paru dans les Cahiers de Saint-Lambert, hiver 2008).
 Trente-quatre poèmes en prose composent cette Pâque de l’univers. Chacun d’eux est constitué de deux fois quatre strophes d’une écriture admirablement classique et sensible à la fois, dans la grande tradition claudélienne. Citons les quatre premières strophes du dernier poème : « Tout donner de ce qu’on a reçu, tout rapporter au Père en une procession de louange. / Pas une goutte de joie qui ne soit omise, pas une larme de bonheur qui ne scintille entre nos cils. / Rien qui ne jubile au sein d’une ardeur extrême où le malheur se fond dans une gratitude émerveillée. / C’est notre moisson pour vous, Seigneur, que nous rentrons dans vos greniers. »
 Les poèmes sont suivis d’une méditation en prose qui les prolonge dans un autre registre : « Les contemplations qu’on a lues, brèves élévations poétiques, tentent de rompre à leur façon le silence trop fréquent que les chrétiens observent sur le salut de la Création. (…) Le salut est universel ou il n’est pas. La mort est vaincue partout ou elle ne l’est nulle part. (…) Toute chair est promise à la vision de Dieu, la chair du monde comme la chair de l’homme, car elles sont indissociables. » En une centaine de pages fortes et passionnées, une méditation urgente pour notre temps.