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Ô corps soupirant

O corpo sospiroso

Traduit de l’italien par Monique Baccelli
Bilingue italien-français
Image de couverture de Jacques Robert

Collection Les Cahiers d'Arfuyen
n°98, ISBN 2908825376

9,91 €

« Ô corps soupirant, / ô mon coeur amoureux, / survivance de Dieu / dans le flux allègre des eaux / pipeau, oiseau rouge, / oh, ma fleur d’azur ! / En toi loge le monde, /
loge le subtil monde, / ô mon herbe sylvestre, / roue galactique, et sodium / dans l’infini des électrons / parmi les chants marins tu vogues. »
 

La langue poétique de Bonaviri est d’une extraordinaire vivacité, rapidité. Elle semble se déployer dans un espace qui lui est propre : celui del’infiniment petit, celuid e l’intersidéral, celui du fond d e l’âme, on ne sait, tous à la fois sans doute, et c’est le même.

Pas d’explications savantes, ni de lyrisme échevelé : la simple évidence d’un monde très matériel, très subtil où les mots se jouent avec un bonheur déroutant, comme si chaque coup portait, comme si une innocence du verbe était tout à coup retrouvée, avec une joyeuse alacrité. 

« Il n’est point de cartes marines / en la mort, ni tailleurs / peignant à l’aiguille, et toi / ô corps aimable tu iras / dans les noires ténèbres / ne donnant joie ni abondance. // Ô corps cristal, / et cuivre, et Heures, et lac, / oeuf trilobé, et temps, / tu t’obscurcis, ahurie / se fait la face du jour, / le coq ne chantera plus ! »