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Karl LUBOMIRSKI

(1939)

 Karl Lubomirski est né en 1939 à Hall, dans le Tyrol autrichien, d’une illustre famille polonaise.
Né en temps de guerre, fils unique, il est élevé par sa mère. L’ambiance chaleureuse et cultivée de son milieu familial lui feront ressentir par comparaison la vie de lycée comme froide et ennuyeuse.
 Il passe son enfance et son adolescence à Innsbruck dont son grand-père, architecte au service des Habsbourg, a édifié en partie l’Université.
 Ses études sont attentivement suivies par un oncle d’une extraordinaire culture et d’un talent certain pour la pédagogie. C’est lui qui le premier décèle ses dispositions pour l’écriture.
 En 1962, il se rend en Italie pour raisons de santé. Une amélioration de son état nerveux le décide à s’y fixer. Il trouve une situation comme représentant d’une société d’instruments de précision. Il parcourt le nord de l’Italie, puis l’Italie centrale et le Mezzogiorno.
 Après avoir vécu à Turin, Milan puis Rome, il est revenu depuis 1980 à Milan où il travaille pour une firme allemande de produits chimiques.
 Son oeuvre, saluée par de grands noms de la littérature et de la critique de langue allemande, comme Ernst Jünger, Karl Krolow, Gustav René Hocke et Werner Kraft, a été traduite dans une dizaine de langues.

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Cendre et lumière

PETITE ANTHOLOGIE

Cendre et lumière
Traduit par Jacques Legrand
(extraits)


RÉSURRECTION
Soeur poussière
me reconnais-tu ?

*

Pense
que je fais un long voyage
pense
que je vais revenir
pense
que la nuit n’est qu’une voile
et les étoiles
des chants

*

Tout est comme derrière des murs
et quand ils sont très minces
tu entends battre le coeur
auquel obéit l’univers

*

Le monde se fit clarté
la clarté d’une chambre
d’hôpital

*

A nous pour qui le soir est plus proche
que le matin
les baisers ont un autre goût
et les départs
Nous croyons à la fourrure
des animaux
et aux crosses de revolver
dans les tables de nuit
et à Sénèque
A nous pour qui le soir est plus proche
que le matin
le pain a plus de sens
et qui nous étreint
nous transforme en soleil