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Gerlac Petersen, dit GERLAC

Les Soliloques enflammés avec Dieu

Soliloquium, ou Ignitum cum Deo colloquium

Texte intégral dans la traduction de Port-Royal Préface de Gérard Pfister.

Collection Collection Ivoire n°15, ISBN 2908825724

16,77 €
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 Parmi les successeurs de Maître Eckhart, la postérité a opéré une fâcheuse rupture entre ses disciples directs, les théologiens Suso et Tauler, et ses héritiers spirituels, les moines Gerlac et Thomas a Kempis. 
 Les Soliloques enflammés avec Dieu constituent l’œuvre unique de ce maître spirituel à demi aveugle, mort à l’âge de 33 ans : non pas l’un de ces innombrables traités produits par la mystique rhéno-flamande, mais une sorte de « journal spirituel », composé de réflexions et de méditations notées sur des feuillets au fil des jours. Traduit pour la première fois en français en 1667, ce chef-d’oeuvre de la spiritualité rhéno-flamande n’a pas été republié en France depuis 1936. Il est donné ici dans la traduction de 1667, dite « de Port-Royal ».
 Profondément marqué par la mystique eckhartienne, Gerlac est avant tout attentif à la vivre. Il n’écrit pas en maître, mais en disciple. Comme chez Eckhart, la venue de Dieu est pour lui engendrement : « Toutes les fois que le Père éternel parle et engendre effectivement et d’une manière sensible son Verbe dans nous, il faut que notre âme et tout ce qui nous regarde se tienne dans le silence sans agir et sans sortir de la place où elles sont et où elles doivent être. »
 C’est parce qu’il était privé de ses yeux qu’il fut relégué au dernier rang des frères et chargé des basses besognes. En son infirmité physique, Gerlac trouve l’image concrète de sa misère spirituelle : « Appliquez le fer et le feu à toutes mes plaies que vous connaissez mieux que moi, et principalement à celles de mes yeux qui sont si malades. C’est assez que vous me guérissiez et que vous me rendiez enfin capable de vous contempler. »
 L’histoire d’une âme. Brève : une poignée de feuillets la tient tout entière. Quelques dizaines d’années, quelques centaines de pages y auraient-elles ajouté quoi que ce soit ? L’essentiel est dans cette lumière, cette ferveur qui l’habite.