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 RABI’A

Les Chants de la recluse

Traduit de l’arabe par Mohammed Oudaimah et Gérard PfisterPréface de Gérard Pfister

Collection Les Carnets spirituels
n°4, ISBN 2908825937

10 €
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« On raconte que Rabi’a, lorsqu’elle faisait la prière du soir, se tenait debout sur le toit de sa maison, serrait son voile et sa chemise et disait : "Mon Dieu, les étoiles resplendissent, les yeux dorment, les rois ferment leurs portes, chaque amant se retire avec son aimée. Me voici : je demeure entre Tes mains". Puis elle s’abîmait dans sa prière. » 

Bien avant Hallaj et les maîtres du soufisme, Rabi’a est l’un des premiers mystiques de l’Islam à avoir dépassé la démarche ascétique pour appeler à l’union parfaite avec Dieu et la célébrer dans des poèmes d’une brûlante ferveur.

Son influence fut déterminante et il faut souligner que c’est une femme, Rabi’a, qui peut être tenue pour l’un des maîtres fondateurs de la mystique musulmane.

Les textes ici présentés ont été choisis et traduits de l’arabe par Moharnrned Oudairnah et Gérard Pfister à partir de l’édition critique de Badawi (1954, Le Caire) qui regroupe l’ensemble des fragments, recueillis chez différents auteurs, concernant Rabi’a : propos, poèmes, anecdotes sur sa vie.

Citons encore cet éloge de Rabi’a par le grand mystique Attar : « Souveraine du lieu de sa réclusion, voilée du voile de la sincérité, brûlée du feu de l’amour et du désir, assoiffée de la Proximité et du Respect, abandonnée dans l’Union, regardée par les hommes comme une autre Marie, pure comme la pureté même, telle fut Rabi’a. »