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Ishikawa TAKUBOKU

Le Jouet triste

suivi de
"Diverses choses sur la poésie"

Sortie en librairie le 3 octobre 2016
Traduit du japonais par Jérôme Barbosa et Alain Gouvret
BILINGUE JAPONAIS-FRANÇAIS

Collection « Neige »
n° 34, 104 pages, ISBN 9782845902398

14 €

Les éditions Arfuyen ont été les premières, voici près de quarante ans, à faire découvrir Ishikawa Takuboku en traduction française. Depuis cette date elles ont publié trois ouvrages en édition bilingue : Ceux que l’on oublie difficilement (1979, rééd. 1983 et 1989), Fumées (1989) et L’Amour de moi (2003). Quatrième volume de ce travail d’édition bilingue, Le Jouet triste poursuit cette exploration.

Poète de la jeunesse et de la révolte, mort en 1912 à l’âge de 26 ans, Takuboku est considéré comme « le Rimbaud japonais ». Il est l’auteur de deux recueils : Ichiaku no suna (Une poignée de sable, 1910, 4 parties, en tout 551 tankas) et Kanashiki gangu (Le Jouet triste, 1912, 194 tankas). Devenu au Japon un véritable mythe, il est le personnage principal d’un célèbre manga de Jiro Taniguchi. On a même donné son nom à un astéroïde découvert en 1988, « 4672 TAKUBOKU ».

Son œuvre possède une tonalité unique dans toute la poésie japonaise qui, dans la tradition du haïku, se concentre surtout sur la contemplation d’un monde stylisé : Mont Fuji, cerisiers en fleurs, etc. Si les haïkus s’inspirent essentiellement de l’impermanence de la nature, les tankas de Takuboku saisissent en quelques traits la précarité et la misère de la vie des hommes.

« La poésie est mon jouet triste », écrit Takuboku. Ce recueil posthume, publié par les soins de son ami Toki Aika deux mois après sa mort, fait entendre la tonalité tendre et déchirante, immédiatement reconnaissable et vraiment inoubliable, qui est celle de Takuboku. Avec ces textes est publié ici un texte de réflexions critiques sur la poésie écrit par Takuboku ainsi que la préface que Toki Aika donna à la première édition, « Pour la mort d’Ishikawa Takuboku ».