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 HAN MAC TU

Le Hameau des roseaux

Soixante poèmes en édition bilingue

Traduit du vietnamien et présenté
par Hélène Péras et Vu Thi Bich
Bilingue vietnamien-français

Collection Neige
n°2, ISBN 2908825961

13,72 €

Très populaire dans son pays pour la beauté et la simplicité de sa poésie mais aussi pour son tragique destin, Han Mac Tu est ici traduit pour la première fois. Ce livre est aussi l’un des rares ouvrages bilingues vietnamien-français.

Il a été traduit par Hélène Péras, écrivain (Le Dévoilement, Arfuyen, 1998) et Vu Thi Bich, professeur de vietnamien à l’École des Langues Orientales.

Hàn Mac Tu est mort de la lèpre à 28 ans. Bien sûr, on peut trouver dans ce terrible destin une explication de la frappante intensité des textes qu’il nous a laissés. Mais rien ne permet de rendre compte de la miraculeuse pureté de sa voix. Au delà du malheur, au delà du désespoir même, la voix de Han Mac Tu est habitée d’une étrange joie, qui lui-même semble l’étonner et dont il tire jusqu’au bout sa merveilleuse énergie.

Citons ici ces phrases extraites de La Douleur d’aimer, écrites à l’extrême fin de courte sa vie : « Le poète est un étranger qui va parmi les Sources Limpides. » « Je vous en prie, Mademoiselle, entrez... L’étrange lumière de ma poésie va rougir vos joues. Et quand vous serez entrée vous vous perdrez car le jardin de ma poésie est sans rives. Plus on avance, plus on frissonne. » 

En octobre 1940, il est depuis un mois à la léproserie Qui Hòa. Il va mourir dans les semaines suivantes. 

Écoutons-le nous parler : « Je suis arrivé ici. Ici, il y la mer, la forêt de cocotiers, verte, les grandes montagnes, une île d’un bleu merveilleux ; surtout, il y a des gens qui m’aiment et la paix du cœur m’est donnée, la source de joie subtile qui était comme morte en moi, là-bas, à Thôn Tân, dans la souffrance, la misère, la solitude. »