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Claude de  LA COLOMBIÈRE

La Vaine gloire

suivi de la Retraite de Londres

Préface de Gérard Pfister

Collection Carnets Spirituels n°5, ISBN 2908825953

9,91 €
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 C’est le plus souvent pour son rôle à l’origine du pèlerinage de Paray-le-Monial que le nom de La Colombière est cité. En réalité, saint Claude de la Colombière (1641-1682, canonisé en 1991), est l’un des grands écrivains spirituels jésuites du XVII° siècle.
 Il se situe dans la génération intermédiaire entre le Père Louis Lallemand (1587-1635), véritable initiateur du courant mystique au sein de la Compagnie de Jésus, et l’Abbé Baudrand (1701-1787). Il est également marqué par la double influence du mouvement jésuite et de saint François de Sales, dont la spiritualité est si présente chez les Visitandines qu’il dirige.
 À travers deux textes brefs et superbement écrits, La Vaine gloire et La Retraite de Londres, le présent ouvrage introduit au cœur même de l’itinéraire de celui qui, mort à quarante ans, vécut durant les dix-huit mois passés auprès de sainte Marguerite-Marie l’une des plus belles expériences de direction spirituelle dont l’écriture nous a donné mémoire. 
  La Vaine gloire, sur lequel médite le premier texte, est l’ennemi particulier contre lequel La Colombière a lutté toute sa vie : « Quoiqu’il n’y ait rien de plus méprisable dans le monde, écrit-il, que la vaine gloire, il faut avouer, toutefois, qu’elle n’est pas un ennemi à mépriser. On a dit cent fois que c’est un bien beaucoup plus fragile que le verre ; mais cela n’empêche pas que les vertus les mieux établies ne s’y aillent briser tous les jours comme contre le plus redoutable écueil. » 
 La Retraite de Londres
est le récit d’une progressive libération (« Je ne me sens plus tant de passion pour la vaine gloire. C’est un miracle que Dieu seul pouvait faire en moi. ») dont les correspondances mystérieuses et les accents passionnés évoquent la Vita Nova de Dante ou l’Aurélia de Gérard de Nerval. C’est une femme, ici encore, qui est, comme à son insu, le messager de la révélation. Et sa figure est non moins fascinante que celle d’une Béatrice ou d’une Aurélia : c’est celle d’une sainte et d’une visionnaire, la sœur Marguerite-Marie.