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 HART CRANE

L’Œuvre poétique

SORTIE EN LIBRAIRIE LE 8 OCTOBRE 2015
ÉDITION BILINGUE
Traduit de l’américain et présenté par Hoa Hôï Vuong

Collection Neige
n° 31, 378 pages, ISBN 978-2-845-90221-3

23 €

L’œuvre poétique de Hart Crane (1899-1932), flamboyante et sombre comme celle de son contemporain Francis Scott Fiztgerald (1896-1940), est l’une des plus originales et puissantes de la littérature américaine du XXe siècle.

Hart Crane a été profondément marqué par la littérature européenne. En tête de son premier recueil, cette citation de Rimbaud : « Ce ne peut être que la fin du monde, en avançant. » Il a lui-même influencé Kerouac et la beat generation et inspiré des artistes comme Jasper Johns et Elliott Carter.

L’œuvre de Hart Crane, raffinée et violente autant que scandaleuse à la manière d’un Genet ou Pasolini, est donnée ici pour la première fois dans son ensemble. Hoa Hôï Vuong, qui l’a traduite, est ancien élève de l’École Normale Supérieure et agrégé de lettres modernes. Parfaitement anglophone, il a vécu plusieurs années avec cette œuvre pour tenter d’en percer le secret.

Hart Crane a vécu à Paris en 1929 où il a rencontré Gertrud Stein, André Gide et Philippe Soupault. Il a habité à Ermenonville chez le poète et éditeur Harry Crosby et a séjourné à Marseille et dans le midi de la France. Son grand livre, Le Pont, a été publié à Paris en 1930 par les éditions Black Sun Press, avant même que le livre ne sorte aux États-Unis.

Marqué par l’influence de Whitman et de T. S. Eliot, il a été lecteur de Rimbaud et de Proust, dont une certaine tonalité se retrouve dans son œuvre. Dans une lettre de 1926, Hart Crane situe sa démarche dans le sillage de celle de Rimbaud, « le dernier grand poète que notre civilisation aura vu », qu’il envie d’avoir déployé son « destructivisme euphorique et explosif » contre les « institutions ».

Malgré son importance, sa modernité et sa relation étroite avec la France, seules existent aujourd’hui deux traductions françaises de Hart Carne : Key West (La Différence, 1989) et Le Pont (La Nerthe, 2014). Le travail de traduction est, il est vrai, particulièrement ardu et délicat du fait d’une langue très riche et d’un grand raffinement musical.

La présente édition donne la quasi-totalité de l’œuvre (laissant de côté des textes inachevés) avec une bio-bibliographie très compète et de nombreuses notes.