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Nicolas DIETERLÉ

L’Aile pourpre

Postface de Régis Altmayer
Image de couverture de Nicolas Dieterlé

Collection Cahiers d'Arfuyen
n°146, ISBN 2845900392

13 €

L’Aile pourpre est le premier texte littéraire de Nicolas Dieterlé qui soit présenté au public. Il faut toutefois signaler que le journal spirituel de Nicolas Dieterle a été publié cette année par les éditions Labor et Fides sous le titre La Pierre et l’oiseau.

L’Aile pourpre est le texte intégral du dernier ouvrage que Nicolas Dieterlé ait écrit, de mars à septembre 2000, alors qu’il vivait à Villars, dans le Var. C’est le parcours initiatique d’un homme jeune qui sent la vie lui échapper pour se fondre dans un tout plus vaste et inconnu. Les lumières et les formes du paysage sont ses guides sur ce chemin mystérieux où chaque détail revêt une signification grave et décisive.

La première phrase témoigne déjà de cette Vita Nova dans laquelle il va entrer pas à pas : « S’installer à V., c’est entrer dans un Ordre très saint : celui des montagnes. » Et la dernière phrase témoigne avec une terrible lucidité de l’espace ultime où il se trouve introduit : « Ainsi l’enfant se sentait perdu sans recours Il n’y avait plus, devant lui, autour de lui, sur sa droite, sur sa gauche, que des montagnes infranchissables de ténèbres où la vue se figeait, que d’obscurs méandres de glace épaisse que nul patineur n’arpentait (…) Il lui fallait percer la grande muraille de Chine derrière laquelle, tel un vivant sanctuaire, se dressait la fritillaire de la joie Pour cela il usa du burin, puis, devant la misère de ses résultats, de la hache, enfin du mortier Bientôt, dans la muraille, une brèche s’ouvrit, telle une blessure… Mais quel feu par derrière, quel éclat ! »

« La démarche spirituelle de Nicolas Dieterlé, indique Régis Altmayer dans une éclairante préface, est née d’une première expérience qu’il vécut dans une forêt alors qu’il était âgé d’une vingtaine d’années : soudain il lui fut donné de comprendre que la beauté du monde était le symbole d’une autre réalité infiniment plus dense et plus belle, à laquelle il faut tenter de s’accorder. Toute son œuvre est marquée de cette quête de l’unité originelle : unité du monde de l’enfance, unité de l’humain et du divin. C’est par cette puissante nostalgie de l’Unité que les mystiques rhénans et les romantiques allemands ont pu trouver en lui une profonde résonance qui, dans l’extrême sobriété du style, ne peut manquer d’être sensible au lecteur. »