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Paule de Mulatier, dite
 MARIE DE LA TRINITÉ

Je te veux auprès de Moi

AGENDA 1927-1930

Préface de Claire Guichard

Collection Les Carnets Spirituels
n°36, ISBN 2-845-90059-7

17,5 €

Ce sixième volume de Marie de la Trinité aux Éditions Arfuyen fait découvrir l’origine même de la vocation de cette grande mystique à travers son premier écrit : l’Agenda qu’elle a tenu de 1927 à 1930, les années précisément où se produit la Grande Grâce de 1929 et où se décide son entrée chez les Dominicaines missionnaires des campagnes (DMC).

Il est frappant de constater que, dès cette époque, Marie de la Trinité reçoit des paroles tout à fait comparables à celles qui marqueront ses Carnets de 1936 à 1946. C’est l’une de ces étonnantes paroles qui donne son titre à ce volume, celle-même par laquelle le Père l’appelle à entrer dans la voie spirituelle : « Je te veux auprès de Moi ».

Ainsi cet Agenda 1927-1930 s’inscrit-il en réelle continuité avec les Carnets 1936-1946 : il n’y a que cinq années d’interrruption entre l’Agenda et les Carnets, correspondant à la période d’adaptation à la vie religieuse, et aucune rupture dans le fond de son évolution.

L’ouvrage comporte une longue préface par Claire Guichard, nièce de Marie de la Trinité. Le propos de ce texte est de resituer dans son environnement familial la jeune femme qui écrivait dans le secret l’Agenda : élégante, artiste, sportive, voire un peu mondaine comme il sied à une fille d’un bon milieu social. Pour évoquer la vie de la famille de Mulatier dans ces années-là, Claire Guichard peut s’appuyer sur les précieuses lettres que lui a transmises sa mère, Marie-Josée Guichard, qui fut la soeur la plus proche de la jeune Paule de Mulatier. 

Le texte de l’Agenda est livré en son intégralité. Dès la première phrase le ton est donné, fait de rigueur et de lucidité : « Autrefois, commence la jeune Paule de Mulatier, quand je voyais trop ma misère, je n’osais plus demander d’entrer au Carmel. Maintenant, c’est le contraire : plus je me vois rien, plus je demande à Jésus de vite me prendre dans sa maison. »

Les dernières phrases sont reçues du Père : « Je t’aime, comme si tu étais mon unique, selon toute ma sainteté. Aime-moi pareillement, de tout ton cœur, de tout ton esprit, toutes tes forces, et moi seul. Non pas par-dessus toutes choses, car cela supposerait que je te laisse user de l’amour que j’ai mis dans ton cœur pour autre chose que pour moi. Hors moi tout est néant. Ainsi tu ne me diras plus que tu m’aimes par dessus toutes choses. Je mettrai dans ton cœur mon pur amour, mon unique amour, sans mélange. Demande-moi et je te donnerai. »