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Cécile A. HOLDBAN

(1974)

D’origine hongroise, Cécile A. Holdban est née à Stuttgart, en Allemagne, en 1974 et vit aujourd’hui à Paris. Après diverses études et e nombreux voyages, elle devient libraire et poursuit parallèlement un travail d’écriture et de traduction du hongrois et de l’anglais.

Elle publie des poèmes et des traductions dans plusieurs revues. En 2012 paraît un premier recueil de poèmes, Ciel Passager, aux éditions L’Échappée Belle, suivi un an plus tard d’un nouveau recueil, Un nid dans les ronces, aux éditions La Part Commune.

Deux livres de traductions ont paru en 2014 : une anthologie de poèmes de József Attila, Le Mendiant de beauté, aux éditions Le Temps des Cerises, ainsi que des traductions inédites de Karinthy Frigyes, Tous sports confondus, aux éditions du Sonneur.

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Poèmes d’après

REVUE DE PRESSE

"Poèmes d’après", de C. Holdban, lu par M.-J. Desvignes
La Cause Littéraire  (19/05/2016), par Marie-Josée Desvignes

Creuser la matière amour, chercher dans la nuit du monde l’essence sauvage de nos vies, atteindre à ces eaux frémissantes, l’espoir chevillé au cœur plein de « peut-être », quand le mystère du temps absorbe toutes les déchirures : « Combien de passages / encore sur cette terre / combien de mues / combien de peaux / entassées dans l’amas / des feuilles mortes ? »

« Traduire l’indicible » nous dit Cécile Holdban dans la postface à ce double recueil, un ensemble traversé par les mots des poètes, sa redevance à Juarroz, Novalis, Akhmatova, Janet Frame, Pierre-Albert Jourdan, Sylvia Plath, Lorand Gaspar, etc., percer les couches superficielles de la matière pour atteindre au beau. La poésie, précise-t-elle, est « un glissement perpétuel de la langue d’où surgit une vérité que l’on souhaite à la fois intime et universelle, comme le jaillissement d’un puits artésien, où l’eau fore une couche imperméable pour en atteindre une autre, qui en reçoit également de plus haut, de telle sorte qu’une pression s’exerce et la contraint à s’écouler vers le haut ». […]

Portés par la grâce, les mots jaillissent au fil des pages dans une écriture serrée et souple à la fois, hommage au vent, au ciel, aux « régions hautes de la nuit », aux océans, aux origines, aux êtres, aux étoiles, aux « nuits horizontales », aux oiseaux, aux artistes, aux poètes de l’image et du son. « Les paysages dorment car le monde se retourne sans cesse ». […]

La Route du sel est éblouissement, émerveillement incessant pour une nature toujours exaltée et belle, dans l’humilité et la tendresse accordées aux murmures du Tout si grand : « L’univers qui compose en toi le silence est un paysage. / tu es la langue en ce paysage, sa langue, son voyage. / ton visage règne sur ses étendues, forme ses océans, / dans ses eaux changeantes, ta plénitude croît ». […]

C’est un contact sensuel de la peau, de l’oreille et de l’œil, où les doigts se perdent dans la caresse du vent ou le froid de la terre, où les sons nous parviennent à travers l’ombre des nuages, où les couleurs se mélangent en grappes de soleil dans les feuilles, en « cascades d’ombres et d’amour », où le cœur bondit « avec le torrent », où la bouche chante « le visage oublié », « le ciel », « le sang des jours », « le cristal renversé des nuits »…

[L’article de Marie-Josée Desvignes dont nous reproduisons ici des extraits a été publié sur le site La Cause littéraire, le 19 mai 2016].