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Hans Davidsohn, dit
Jakob van HODDIS

(1887 - 1942)


Hans Davidsohn est né à Berlin le 16 mai 1887. Après une scolarité marquée par de nombreux conflits avec ses professeurs, il entreprend des études d’architecture, puis de philologie classique, pour être enfin radié des registres de l’Université de Berlin pour « fainéantise ». 
En février 1909, Davidsohn crée avec quelques amis le Nouveau Club. Début 1910 apparaît le pseudonyme « Jakob van Hoddis », anagramme de Davidsohn. Au Café des Westens, il se lie d’amitié avec Georg Heym, qu’il présente au Nouveau Club. Il fait également la connaissance de Lotte Pritzel et d’Emmy Hennings. En avril 1910, il gagne l’Italie en passant par Prague (chez Max Brod) et Vienne. Le 1er juin 1910 a lieu la première soirée du Cabaret Néopathétique. Le poème Fin du monde paraît en janvier 1911 dans le journal Der Demokrat.
En janvier 1912, Heym se noie en patinant sur la Havel. Peu de temps après, Hoddis ressent les premiers troubles psychiques.
Interné de force en octobre 1912, il s’échappe de l’hôpital et s’installe à Paris pour quelques semaines. Quelques jours après la déclaration de guerre, il est admis dans une clinique privée. En 1915, il est accueilli dans la famille d’un pasteur, en forêt de Thuringe.
Éloigné des milieux littéraires, Hoddis n’est pourtant pas oublié : en 1916, son poème Hymne est republié dans la revue Cabaret Voltaire où il est salué comme précurseur du dadaïsme.
En 1922, il est accueilli dans la famille de l’aubergiste Julius Dieterle à Tübingen, comme autrefois Hölderlin chez le menuisier Ernst Zimmer. En juin 1927, la police le conduit dans un centre neurologique. Diagnostiqué schizophrène, il ne quittera plus dès lors les institutions psychiatriques.
Après l’accession d’Hitler au pouvoir, en janvier 1933, tous les proches de Hoddis quittent l’Allemagne. Avant de partir, sa mère le confie à une clinique psychiatrique israélite, près de Coblence. Le 30 avril 1942, l’ensemble des malades et des soignants sont déportés au camp de Sobibor et gazés.
Ainsi, prophète de la Fin du monde, Hoddis aura vu le désastre s’accomplir jusqu’au bout : l’hécatombe de la Grande Guerre, la déportation de masse des juifs, et, plus loin encore, l’extermination systématique des êtres « qui ne valent pas de vivre ». Hoddis était de ceux-là. Quatre fois coupable : poète, pacifiste, juif, schizophrène. Assassiné en mai ou juin 1942.

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Fin du monde