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Lina RITTER

Haïkus alsaciens

Elsasseschi Haiku
PRIX NATHAN KATZ DU PATRIMOINE 2017

SORTIE EN LIBRAIRIE LE 6 AVRIL 2017
Traduit de l’alémanique par Jean-Paul Gunsett
Préface de Jean-Paul Sorg
BILINGUE ALÉMANIQUE-FRANÇAIS

Collection « Neige »
n° 36, 272 pages, ISBN 978-2-845-90251-0

18 €

Lina Ritter est le 13e écrivain mis à l’honneur par le Prix Nathan Katz du Patrimoine, créé à Strasbourg en 2004 (mais c’est surtout la première femme). Partagé entre la France, l’Allemagne et la Suisse (dont elle parle et écrit la langue, l’alémanique), le destin de Lina Ritter (1888-1981) symbolise celui d’un peuple déchiré par l’Histoire.

Chef d’œuvre de Lina Ritter (également dramaturge et romancière) les Haïkus alsaciens ne sont pas des imitations des haïkus japonais mais en ont toute la saveur et la délicatesse.

Jean-Paul Gunsett, traducteur de ces textes, a bien connu Lina Ritter et l’évoque dans un entretien publié en avant-propos. L’édition est bilingue alémanique-français et dotée d’une bio-bibliographie très complète

S’interrogeant sur la personnalité féminine à honorer en premier, le Jury du Prix Nathan Katz n’a guère eu d’hésitations tant la personnalité rayonnante de Lina Ritter et la richesse de son œuvre s’imposent naturellement à l’admiration. Publiés en 1965 (Lina Ritter avait alors 77 ans) mais écrits tout au long de sa vie, les Elsasseschi Haiku sont l’un de ses livres les plus représentatifs et les plus accessibles. Écrits en alémanique (le dialecte du nord de la Suisse, de Bâle à Berne) sous forme de haïkus, ces petits textes pleins d’humour et de sagesse se font l’écho d’un « monde d’hier », dont elle recueille dans sa mémoire les voix et les joies disparues. À chaque jour de l’année correspond un haïku, qui symbolise ainsi comme un almanach le passage des saisons et l’écoulement d’une vie.

Lina Ritter explique dans un poème liminaire pourquoi elle a écrit des haïkus : « Un haïku n’est pas un poème. / Juste un appel, / un signe, une question. // Dans ces petits couplets / résonne comme une musique / de temps très anciens. // Ou est-ce comme, de tout près, / le battement d’ailes d’un ange, / quand à mi-voix // on se les redit ? »

Bien souvent profonds et toujours savoureux, ces textes s’adressent à tous les amateurs de haïkus, non seulement en Alsace mais ailleurs. Ils permettent de découvrir une femme magnifique de courage, de finesse et de bonté.