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Évelyne FRANK


Docteur en Lettres et en Théologie, Évelyne Frank est enseignante à Strasbourg.
Elle a notamment publié : Celui qu’assaille l’invisible, Une lecture du Jacob de Pierre Emmanuel (Klincksieck, 1989) ; La naissance du oui dans l’œuvre de Pierre Emmanuel (PUF, 1998) ; Avec Etty Hillesum. Dans la quête du bonheur, un chemin inattendu (Labor et Fides, 2002).
Dans le cadre de l’Assemblée générale de l’Association Amitiés Marie de la Trinité, elle a été chargée en 2007 de prononcer la conférence annuelle.

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Libre avec Marie de la Trinité

Edith Stein au quotidien

Jean-Paul de Dadelsen, la sagesse de l’en-bas

REVUE DE PRESSE


Libre, avec Marie de la Trinité
Nouvelle Revue Théologique (01/01/2010), par J. Rademakers sj

 Nous connaissons Éveline Frank et ses analyses évocatrices d’ouvrages littéraires comme ceux de Pierre Emmanuel ou de Etty Hillesum. Elle sait rendre avec délicatesse le mystère intérieur qui les habite tout en demeurant à distance respectueuse du mystère de chacun. Profondeur discrète, vrai sens de l’altérité.
 Ici, nous découvrons le secret d’une religieuse hors du commun, Marie de la
Trinité (1903-1980), Paule de Mulatier dans le civil, dont les ouvrages ont paru chez Lethielleux (Filiation et sacerdoce des chrétiens, 1986) ou chez Arfuyen (Le petit livre des grâces, 2002 ; De l’angoisse à la paix, 2003 ; Les Carnets, à partir de 2008). Dominicaine des campagnes, cette femme eut dans sa congrégation des charges importantes avant d’être assaillie par une longue et pénible dépression dont elle guérit, puis elle devint psychothérapeute. Elle mourut d’un cancer en 1980, laissant de précieux Carnets où elle consigna son itinéraire spirituel. Ce livre est le premier en français consacré à sa spiritualité.
 Les femmes et les hommes soucieux d’une vie intérieure axée sur le réel trouveront dans ce petit livre une réflexion forte sur le dialogue d’amour secret d’une âme avec son Dieu, et une plongée dans l’intimité divine au sein d’une psychologie fragile. La sensibilité fine et empathique de l’Auteur lui permet de toucher les personnes qu’elle rencontre littérairement et de les revêtir d’une grâce subtile qui les fait apparaître transfigurés, tels qu’ils sont sans doute sous le regard de Dieu. Son accompagnement hospitalier et doucement critique gagne le lecteur qui se laisse entraîner par sa foncière bienveillance, lui offrant à son tour de devenir l’ami(e) de celui ou de celle dont elle analyse l’expérience. Merci.
 

Edith Stein au quotidien
La Vie spirituelle (12/01/2012), par Claire Millet

 Donner le nom d’une montagne, Arfuyen, à sa maison d’édition est significatif de l’éclectisme avec lequel Anne et Gérard Pfister sélectionnent leurs auteurs. La Collection des Carnets spirituels manifeste cette orientation tant par l’élégance de ces petits volumes faciles à lire que par la saveur de leur contenu.
 C’est la deuxième fois qu’Évelyne Franck y dresse le portrait de femmes qui lui ressemblent : libres et engagées, intellectuellement douées, spirituellement favorisées. Libre avec Marie de la Trinité paru en 2008 était déjà, sous sa plume, un « compagnonnage dans la marche vers l’invisible » avec Paule de Mulatier, dominicaine missionnaire des campagnes morte en 1980, qui rédigea 3250 pages de carnets dont le cardinal Hans Urs von Balthasar a déclaré qu’elles étaient d’une « importance capitale » pour l’Eglise. 
 Edith Stein au quotidien est dans la même veine. Le compagnonnage devient amitié entre deux « collègues » enseignantes qui ne sont pas forcément toujours d’accord mais qui se trouvent « réunies dans l’essentiel ». En dépit de sa canonisation en 1998, et des nombreuses traductions françaises de son œuvre, force est de constater que la personnalité d’Edith Stein, philosophe juive allemande devenue au Carmel sœur Thérèse Bénédicte de la Croix et morte dans une chambre à gaz en 1942, garde pour beaucoup un aspect austère, rigide et distant. 
 À partir de sa seule correspondance, Évelyne Franck tente une approche d’Edith Stein au quotidien, dans sa vie d’enseignante et de carmélite. Se révèle alors une femme sensible et vulnérable, capable d’humour, qui nous interroge dans nos questions existentielles. Évelyne Franck se mets à son écoute, essayant de comprendre ses décisions, de lire les enjeux et de dégager quelques perles de sagesse. Comment, par exemple « ne pas se laisser envahir par n’importe quoi », « ne pas donner autorité sur soi à n’importe quelle parole entendue », « accepter de ne pas tout savoir sur soi et sur la vie », ou encore « voir les autres porter leur croix et ne pas pouvoir la leur enlever, ce qui est plus dur que de porter la sienne propre… »
 Une leçon de vie en humanité !