Arfuyen sur Twitter
  • Littérature
  • Spiritualité
  • Sciences humaines

Écrits sur Thérèse d ’Avila

Trois essais spirituels

Traduit de l’espagnol
et présenté par Bernard Sesé

Collection Les Carnets Spirituels
n°24, ISBN 2-845-90040-6

16 €

Fray Luis de León (1527-1591) est considéré pour la puissance de son élan mystique et l’élégance de sa forme comme l’un des plus grands poètes espagnols. Pendant plus de 50 ans, il a été le contemporain de Thérèse d’Avila (1515-1582), comme lui d’origine juive.

Mais, étrangement, la rencontre entre Luis de León et Thérèse d’Avila ne se produira qu’après la mort de cette dernière : « Je n’ai pas connu et je n’ai jamais vu la Mère Thérèse de Jésus tant qu’elle fut sur cette terre ; mais, maintenant qu’elle vit au ciel, je la connais et je la vois presque toujours en deux vivantes images qu’elle nous a laissées d’elle-même, qui sont ses filles et ses livres. »

En 1587, le Conseil Royal décide l’édition des œuvres complètes de la Madre, c’est Luis de León qui est chargé d’en diriger la publication. Les trois textes de Luis de León ici réunis sont traduits et publiés pour la première fois en français. D’autres œuvres du grand poète espagnol sont disponibles en français : Poésies complètes (Corti, 1993) et Les noms du Christ (Études Augustiniennes, 1978).

Au cours du séjour qu’il fait à Madrid, de novembre 1586 à août 1589, Luis de León travaille à l’édition des textes de la Madre et fait la connaissance de la sœur Anne de Jésus. C’est alors qu’il rédige la Lettre-dédicatoire adressée à cette dernière et aux premières carmélites déchaussées de Madrid, qui servira de préface à l’édition de 1588. Dans l’éloge admirable qu’il fait de la personnalité, de la spiritualité, de l’expérience mystique de Thérèse, Luis de León manifeste une intuition aiguë, non seulement de la sainteté de l’auteur, mais tout autant de son génie d’écrivain, qu’il met en lumière avec une rare perspicacité.

Avec la publication de ses œuvres, croît le nombre de ses adversaires. Fort de son titre de « Professeur d’Écriture Sainte à l’Université de Salamanque », Luis de León rédige une Apologie pour montrer le bienfait que l’Église allait retirer de cette publication en langue vulgaire, donc accessible à tous.

Enfin l’impératrice Marie incite Fray Luis de León à écrire la biographie de la Madre. L’art du récit et du portrait, l’alacrité du style, la précision de l’information et la profonde affinité spirituelle qui unit l’auteur à « la Sainte » séduisent d’emblée le lecteur de ces pages ferventes, auxquelles le génie mystique de Thérèse saisi avec une vive intuition, donne tout leur éclat.