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Discipline de l’arcane

suivi de Diaphanies

Préface de José Augusto Seabra

Collection Les Cahiers d'Arfuyen
n°148, ISBN 2845900473

13,5 €

Bernard Sesé avait jusqu’à ce jour tenu cachée son œuvre poétique personnelle, dont paraît aujourd’hui aux Éditions Arfuyen le premier recueil, d’une densité et d’une élégance qui frappent immédiatement le lecteur.

Le titre du recueil s’accorde bien au goût raffiné du secret que cultive l’auteur : Discipline de l’arcane. Tandis que son sous-titre, Diaphanies, rend compte de son esthétique littéraire, toute de transparence, de concision et de sobriété.

Écrivain portugais renommé et préfacier du présent recueil, José Augusto Seabra rappelle la parole d’Héraclite : « L’Harmonie invisible est plus belle que la visible ». C’est ainsi que se donne à lire le recueil de Bernard Sesé, comme « discipline de l’arcane », c’est-à-dire comme ordonnance du mystère : « Dans l’arcane de cette nuit ineffable, sans écho, se joue tout entière l’expérience du poète, à la fois rigoureuse et aveugle. »

Symboles de cet arcane sans nom, les figures du jeu de cartes dont les couleurs (épées, bâtons, coupes et ors) et les valeurs (au nombre ésotérique de sept) donnent au livre sa structure, à la fois géométrique et profondément énigmatique.

Car il n’y a dans cette approche du mystère aucune sécheresse et encore moins de flou : « Traversés par des résonances métaphysiques permanentes, souligne Seabra, les poèmes de Discipline de l’arcane foisonnent d’une richesse d’images et de métaphores fascinantes, souvent hissées jusqu’au symbole, mais sans perdre jamais une vie charnelle. On y peut déceler une subtile sensualité érotique, qui est d’ailleurs propre à l’ambiguïté des connotations mystiques. » 

Laissons parler ici le poète de ces Diaphanies, qui suivent et amplifient encore le propos de Discipline de l’arcane : « La mort n’est pas un cercle / Et n’a pas de visage. // Elle n’est pas au centre / Et n’a pas de regard. // Elle est la transparence, / Le vide, le silence. // Il faut l’abandonner / À ce qu’elle est, l’absence. »