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Der Aufbruch

Poèmes choisis
et traduits de l’allemand par Guillevic
Bilingue allemand-français

Collection Cahiers d'Arfuyen
n°9, ISBN 2903941068

4,57 €

Né à Colmar en 1883, mort au front en 1914, enterré à Strasbourg, l’Alsacien Ernst Stadler est un des poètes majeurs de l’expressionnisme européen. Les textes ici présentés sont extraits du recueil Der Aufbruch publié pour la première fois à Munich en 1914. Ils ont été choisis et traduits par Guillevic en collaboration avec Lucie Albertini et Gérard Pfister.

Der Aufbruch : éclatement, explosion, rupture, mais aussi : départ d’une colonne militaire. « Si l’on voulait résumer d’un mot l’expressionnisme, on trouverait difficilement un terme plus approprié que le titre du recueil de Ernst Stadler publié à Munich en 1914 : Der Aufbruch » (Heinz Rölleke).

Le poème intitulé Der Aufbruch a été écrit par Stadler plusieurs mois avant le début de la guerre de 1914-1918. La description que donne Stadler des combats et du « saisissement » final est prémonitoire. On se souviendra à cet égard que Stadler –influencé par une voyante ? – a vécu les derniers mois précédant la guerre dans la certitude qu’un événement allait survenir où il trouverait la mort (Cf. le roman de Otto Flake Die Prophezeiung, La prophétie).

Bien des poèmes évoquent les paysages alsaciens : le vignoble, ou bien trelle "petite ville" où l’on peut reconnaître Guebwiller où Stadler alla fréquemment rendre visite à son frère qui y était sous-préfet. 

Son long poème consacré aux statues de l’Eglise et de la Synagogue compte parmi les plus beaux textes qu’ait inspirés la Cathédrale de Strasbourg. Les deux statues qui ont inspiré ce poème se trouvent de chaque côté du portail sud, dit « portail de l’Horloge ». Sculptées au XIIIe siècle, elles représentent, l’une, l’Eglise, puissante et fière sous sa couronne, l’autre, la synagogue, les yeux couverts d’un bandeau.