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Déchirures

Image de couverture de Pierre Soulages

Collection Cahiers d'Arfuyen n°150, ISBN 2845900384

13,5 €
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 Placée dès l’origine sous le double parrainage de René Char et de Georges Schéhadé, l’œuvre poétique de Marwan Hoss est d’une tonalité étrange et grave qui rend chacun de ses vers immédiatement reconnaissable. 
 Écriture sensuelle et douloureuse, ascétique et raffinée. Écriture de tension comme aussi de douceur.
 « Ces poèmes ont été écrits après une longue maladie, où le soleil avait les couleurs de la nuit, et la nuit celles de l’aube blanche. Mes yeux étaient ouverts, mais je ne voyais rien, parfois les larmes dispersaient mon regard. »
C’est par ces paroles que s’ouvre le livre de Marwan Hoss. Journal de poésie plus que recueil de poèmes. Journal de poésie en tant qu’exercice de vie, ou plus exactement de survie. Chaque mot est une planche à laquelle se raccrocher pour ne pas sombrer. Chaque poème est une bouffée d’air pour ne pas étouffer. « L’écriture s’interpose / Entre lucidité et folie. »
 Travail minutieux, quasi obsessionnel, de limer la phrase jusqu’à ce qu’il n’en reste presque plus rien qu’une intensité blanche, qu’une ardeur insaisissable. « J’écris des mots définitifs / Que j’aiguise avec une larme. »
 
Des mots tout simples, et qui ne sont presque plus poème et qui sont à peine encore du domaine de la parole. Comme éteints. Comme le souvenir d’eux-mêmes. « Et si nous n’étions tout simplement / Que des morts en vie. » Comme une suggestion, comme une évidence, mais c’est cette profonde distance intérieure qui donne à toutes choses, à tous les mots une saveur nouvelle. La même et une autre. La poésie n’est que cela.
 Le présent recueil est composé pour l’essentiel de textes inédits, écrits durant l’été 2003, auxquels ont été joints une vingtaine de poèmes parus hors commerce en Espagne sous le titre Ruptures (1998).