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Chant des Arabes

Lamiyyat al-Arab

Traduit de l’arabe par Mohammed Oudaimah Bilingue arabe-françaisImage de couverture de A. Ghani Alani

Collection Cahiers d'Arfuyen n°18, ISBN 2903941149

 L’authenticité du Chant des arabes (Lamiyyat al-Arab) a été contestée par le philologue Ibn Duraïd (début du Xe siècle). Selon lui, ce texte aurait été l’oeuvre de Khalaf Al-Ahmar, érudit et poète qui vécut en Irak à l’époque des premiers califes abbassides (VIIIe siècle). Les analyses des arabistes modernes tels que Noeldeke et Jacob ont toutefois confirmé que ce texte devait être effectivement considéré comme un authentique poème préislamique. Les noms cités dans ce long poème (AI-Ghumaisa et Ohaza dans le Hedjaz) ainsi que les paysages présentés (la montagne évoquée à la fin du texte, qui n’est pas sans rappeler les hauts plateaux du Yémen) correspondent bien aux lieux où aurait vécu Shanfara.
 La première traduction du Chant des Arabes a été donnée par le grand orientaliste français Sylvestre de Sacy dans sa Chrestomatie arabe (1806) à partir de deux manuscrits conservés à la Bibliothèque Nationale et d’un manuscrit appartenant à l’Université de Leyde. Depuis cette date, le Chant des Arabes a fait l’objet de nombreuses traductions, notamment par des écrivains tels que Mikiewicz et Ruckert.
 La traduction ici publiée a été effectuée par Mohammed Oudaimah en collaboration avec Stefano Mangano.