Arfuyen sur Twitter
  • Littérature
  • Spiritualité
  • Sciences humaines

Biographie Bibliographie Liens Revue de Presse Petite Anthologie

Michel CAZENAVE

(1942)

 Michel Cazenave est né à Toulouse le 9 juin 1942. Après des études à l’École Normale Supérieure, il travaille comme critique littéraire et exerce des responsabilités dans divers mouvements d’inspiration gaulliste. De 1972 à 1977, il est délégué général de l’Institut Charles de Gaulle et directeur de la revue Espoir.
 Il devient en 1977 conseiller à la direction de France-Culture. De 1984 à 1997 il assure la direction et l’animation de nombreux programmes dans les domaines les plus divers : littérature, philosophie, sciences et sciences humaines, cinéma. II dirige depuis cette date le programme de littérature et de philosophie, et réalise personnellement une émission consacrée aux religions et aux spiritualités du monde.
 Pour France-Culture, il organise en 1979 le colloque international de Cordoue, Science et conscience, les deux lectures de l’univers. En 1984, il prend également en charge le colloque international de Tsukuba, Les voies de la connaissance.
 Michel Cazenave ne quitte pas cependant le monde de l’écrit. Année après année, il donne naissance à une oeuvre importante où se côtoient essais historiques ou scientifiques, textes philosophiques ou poétiques, romans, nouvelles et entretiens.
 De 1981 à 1986, il collabore à La Croix où il assure la critique en philosophie et en sciences. II est successivement directeur ou co-directeur de plusieurs collections aux Éditions Albin-Michel où il dirige également depuis 1984 la traduction des OEuvres complètes de C.G. Jung.
 Il fonde, en collaboration avec Le Mercure de France puis les Éditions Payot, les Éditions Le Mail (1982-1995). Avec les mêmes Éditions Payot, il fonde également et dirige, de 1984 à 1989, les Éditions Poiesis.
 Après Fragments de la Sophia, publié aux Editions Imago en 1981, Fragments d’un hymne est son deuxième recueil de poèmes. 

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Fragments d’un hymne

PETITE ANTHOLOGIE

Fragments d’un hymne
(extraits)


Ne pleurez plus, ô vivants !
Car Ishtar est joyeuse :


Ses grands yeux de béryl
sont glacés de bonheur

 

Et les crânes qui dansent
sur le rond de sa taille,
ils arrachent à la lune
d’un claquement de leurs dents
des morceaux d’éternité...

Il est bon de mourir quand l’hiver est venu :
si on ne descend
aux Enfers, d’où le grain
renaîtrait à la tiédeur du printemps ?

Et Vénus à nouveau dans le champ des étoiles
ouvrira ses deux voies
à la soif
torturante
de se fondre dans l’ombre –

Mais
quelle serait la lumière
s’il n’y avait le royaume
de la nuit

 et du rêve ?

*

Et l’oiseau mémorial

(aux infinités
des étangs
où s’éparpillent les étoiles),

passe

dans le saint des consciences
des désirs,
des amours qu’on n’a pas osé dire

et il nage
avec calme

souverain et lointain,
au secret des images