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Râmeshvar JHÂ

La Liberté de la conscience

SORTIE EN LIBRAIRIE EN NOVEMBRE 2017
Collection « Les Carnets spirituels »
n° 98, 168 pages, ISBN 9 782845 902589

15 €

La littérature du shivaïsme est d’une richesse qui n’a d’équivalent que dans le bouddhisme. Parmi les branches les plus remarquables de cet immense « arbre des tantras » se trouve le courant spirituel dont le grand philosophe Abhinavagupta fut vers l’An Mille le plus célèbre représentant.

Maître du shivaïsme dit « du Cachemire », Râmeshvar Jhâ, ici traduit en français pour la première fois, a été certainement au XXe siècle le plus digne héritier de ce courant. Né dans un village du Bihar, a habité Bénarès presque toute sa vie. Il laisse une œuvre théorique très vaste, dont La Reconnaissance de la plénitude (Pūrṇatāpratyabhijñā) ainsi que des milliers de réflexions qu’il notait chaque jour dans ses agendas.

Râmeshvar Jhâ avait coutume de le dire : « Je ne prends pas de disciples ; personne n’est mon disciple. Ceux qui veulent être disciples, en un instant je leur confère le statut de maître ! » Car le vrai maître n’est pas un individu, mais le vivant « Je suis » qui bat au cœur de tout et de tous.

Le recueil de notes spirituelles intitulé La liberté de la conscience (Saṃvitsvātantryam) a été publié en 2003 à Bénarès par ses disciples. Les 467 textes qui le composent sont de courtes méditations ou illuminations que Jhâ notait en quelques lignes sous forme de stances.

Ces notations sont frappantes de simplicité et de puissance, nous faisant entrer dans la réflexion la plus intimes d’un très grand méditant. Procédant du cœur autant que de l’intellect, la spiritualité de Jhâ est profondément joyeuse et animée d’une constante et magnifique ferveur.

Le second texte ici publié, L’Essentiel en bref, est une courte lettre adressée à un ami qui fut publiée à la suite du grand livre La reconnaissance de la plénitude.

Ishikawa TAKUBOKU

Ceux que l’on oublie difficilement

précédé de Fumées

SORTIE EN LIBRAIRIE EN NOVEMBRE 2017
Collection « Les Cahiers d'Arfuyen »
n° 37, 96 pages, ISBN 978-2-845-90259-6

14 €

De Takuboku les Éditions Arfuyen ont fait paraître en novembre 2016 une édition bilingue du recueil Le Jouet triste, publié en 1912 par son ami Toki Aika deux mois après sa mort. « La poésie est mon jouet triste », notait le jeune homme, enlevé par la tuberculose à l’âge de 26 ans. Car la poésie, écrivait-il, est un « journal du mental ». L’Amour de moi (2003) est également disponible en bilingue aux Éditions Arfuyen.

Parus en 1979 et 1989 chez Arfuyen, Ceux que l’on oublie difficilement (déjà trois fois réédité) et Fumées sont ici repris en un seul volume. Dans ces deux textes issus de son premier ouvrage Ichiaku no suna (Une poignée de sable, 1910), le ton inimitable de Takuboku est déjà là : en contrepoint de la contemplation de la beauté déchirante de la nature, un regard incroyablement lucide sur la misère sociale et la faiblesse humaine du monde qui l’entoure.

« Mon existence, écrit-il, a été sacrifiée à l’ordre familial, au système de classes, au capitalisme et à la commercialisation du savoir qui actuellement nous gouvernent. » Le titre du présent recueil est on ne plus juste : oui, ces textes-là sont de ceux que « l’on oublie difficilement », pour leur parfaite simplicité en même temps que leur force d’émotion incomparable.

Mort à 26 ans, auteur d’une œuvre aussi brève que bouleversante, Takuboku est considéré comme le Rimbaud japonais. Poète de la jeunesse et de la révolte, il possède une tonalité unique dans la poésie japonaise qui, dans la tradition du haïku, se concentre surtout sur la contemplation d’une nature. Devenu au Japon un véritable mythe, c’est ainsi qu’il est le personnage principal d’un célèbre manga de Jiro Taniguchi et que l’on a donné son nom à un astéroïde découvert en 1988, « 4672 TAKUBOKU ».

Frédéric BASTIAT

L’État ou La Grande Illusion

Préface de Damien Theillier

SORTIE EN LIBRAIRIE EN SEPTEMBRE 2017
Collection « La faute à Voltaire »
n° 6, 160 pages, ISBN 978-2-845-90260-2

11 €

Chacun se plaint de la bureaucratie et de la monarchie présidentielle. La France est malade de centralisme et d’étatisme. Mais à chaque élection, on propose plus d’État et plus de règles…

Déjà de son vivant Bastiat dérangeait. Chef d’entreprise, journaliste, parle-mentaire, redoutable satiriste, où le classer ? Son indépendance, son humour déconcertent. À l’Assemblée nationale, il siège à gauche. Il combat la peine de mort, l’esclavage, le colonialisme. Il défend le droit de grève, les caisses mutuelles, la liberté de la presse. « Il y a trop de législateurs, organisateurs, conducteurs de peuples, pères des nations, écrit-il. Trop de gens se placent au-dessus de l’humanité pour la régenter. »

Bastiat est l’un des pères de l’économie moderne, mais c’est en France qu’il semble le plus oublié. Présentés par l’un des meilleurs connaisseurs de sa pensée, les quatre textes courts et brillants que rassemble ce petit livre (« L’État », « Justice et fraternité », « À MM les Électeurs de l’arrondissement de Saint-Sever », « Pétition des fabricants de chandelles… ») incitent à repenser la place centrale de l’État dans notre organisation politique.

« L’ÉTAT, demande Bastiat, qu’est-ce ? où est-il ? que fait-il ? que devrait-il faire ? Tout ce que nous en savons, c’est que c’est un personnage mystérieux, et assurément le plus sollicité, le plus tourmenté, le plus affairé, le plus conseillé, le plus accusé, le plus invoqué et le plus provoqué qu’il y ait au monde.

« Car, Monsieur, je n’ai pas l’honneur de vous connaître, mais je gage dix contre un que depuis six mois vous faites des utopies ; et si vous en faites, je gage dix contre un que vous chargez l’État de les réaliser

« L’ÉTAT, c’est la grande fiction à travers laquelle TOUT LE MONDE s’efforce de vivre aux dépens de TOUT LE MONDE. »