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Remise du Prix Nathan Katz du Patrimoine à la BNU le 19 avril à 18 h 30.


Le jeudi 19 avril 2018 auront lieu à 18 h 30 à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg l’hommage à Nathan Katz (1892-1981) et la remise par M. Justin Vogel, Président de l’Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace et de Moselle (OLCA), de la bourse de traduction du Prix du Patrimoine 2018 à Jean-Louis Spieser, pour sa traduction de l’alémanique du chef-d’œuvre de Nathan Katz, Annele Balthasar.

À cette occasion seront projetés des extraits des films Hommage à Nathan Katz, diffusé le 19 mai 1968, et Kunkelstubb oder e Chaltnacht im Sundgau, diffusé le 26 janvier 1969.

L’hommage rendu à Nathan Katz bénéficiera de la participation de Jean-Louis Droz, neveu de Nathan Katz, du philosophe Jacob Rogozinski, qui évoquera la chasse aux sorcières, du Moyen Âge à nos jours, de Yolande Siebert, spécialiste de l’œuvre de Katz et de Jérôme Schweitzer, conservateur des collections alsatiques à la BNU, qui présentera le fonds Nathan Katz qui y est conservé.

Des textes de Nathan Katz seront chantés et lus en alémanique et en français par Daniel Muringer, chanteur et compoiteur, et par Louis Perin et les comédiens de la Compagnie du Lys.

Nathan Katz, distingué par le Prix du Patrimoine 2018


Parrainé par le Conseil Régional du Grand Est et l’Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace et de Moselle (OLCA), le Prix Nathan Katz du Patrimoine 2018 a été proclamé le 28 mars.

Il distingue cette année l’œuvre de Nathan Katz (1892-1981), celui même qui a donné son nom au Prix du Patrimoine de l’Alsace, symbole d’une création profondément enracinée dans la culture de cette terre et d’une très large ouverture sur les autres cultures (ci-contre photographie du monument qui lui a été élevé à Waldighoffen, son village natal, dans le Sundgau).

Prosateur (Das Galgenstüblein, 1920), dramaturge (D’Ardwibele, 1930) et poète (Sundgaü, 1930, et O loos da Rüef dur d’Gàrte, 1958), Nathan Katz a voulu donner voix à l’Alsace comme l’a fait Frédéric Mistral, Prix Nobel 1904, pour l’Occitanie et que cette voix porte une parole de paix entre les peuples, de bienveillance entre les hommes et de réconciliation avec la nature.

Grand voyageur à travers l’Europe et le Maghreb, marqué tout à la fois par le judaïsme, le bouddhisme et le christianisme, il a donné dans Annele Balthasar la plus lucide analyse des mécanismes de la rumeur et de la chasse aux sorcières.

La Bourse de Traduction du Prix est attribuée à Jean-Louis Spieser, pour la première traduction de l’alémanique de la pièce Annele Balthasar (1930), le chef-d’œuvre de Nathan Katz. Traducteur de l’alsacien et de l’allemand, chercheur infatigable, il est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont permis de découvrir des aspects méconnus de l’histoire de l’Alsace.

Le Prix Nathan Katz du Patrimoine est décerné chaque année depuis 2004 dans les salons du winstub Chez Yvonne, à Strasbourg, pour distinguer une œuvre majeure du patrimoine littéraire de l’Alsace, du Moyen Âge à nos jours, écrite en moyen haut-allemand, haut-allemand ou alsacien. La Bourse de Traduction est remise à un chercheur qui contribue par ses travaux à faire découvrir cette œuvre du public francophone.

Les Éditions Arfuyen au Marché de la Poésie 2018


Comme chaque année les Éditions Arfuyen seront présentes au Marché de la Poésie 2018, le 36e, qui aura lieu place Saint-Sulpice du mercredi 6 au dimanche 10 juin 2018.

Inaugurés en 2017 sur le thème « La visibilité du poème », les États généraux de la poésie se poursuivront en 2018 sur le thème «  le devenir du poème ».

C’est le Québec qui sera cette année l’invité d’honneur du Marché de la Poésie. « Plus que tout autre, écrivent les organisateurs, le Québec est une terre de poètes et nous aurons le plaisir d’accueillir une dizaine d’entre eux-elles, ainsi qu’un grand nombre d’éditeurs. »

« N’oublions pas, ajoutent-ils, aussi et surtout ce grand rassemblement – sans doute le plus grand en France – autour de l’édition de poésie, qui réunit quelque 500 éditeurs et revues de poésie (et de création littéraire), provenant de la France entière, d’autres pays d’Europe et d’autres continents, même si nous n’avons pas prétention à l’exhaustivité. Le Marché de la Poésie est une vitrine pour tous ces éditeurs, une vitrine devenue indispensable au fil du temps, et il s’impose comme une manifestation incontournable pour la poésie. »

Le Prix Max Jacob à Michèle Finck pour "Connaissance par les larmes" (Arfuyen)


Présidé par Jean-Baptiste Para, le Jury du Prix Max Jacob a attribué son Prix 2018 à Michèle Finck pour son livre Connaissance par les larmes publié aux Éditions Arfuyen.

Fondé et doté en 1950 par Mme Florence Frank Jay Gould, le prix de poésie Max Jacob est attribué chaque année dans le courant du premier trimestre. Il récompense une œuvre poétique d’un écrivain français ou étranger. Totalement indépendant de l’association Les Amis de Max Jacob, son Jury se réunit et délibère souverainement.

Nous reproduisons ci-dessous des extraits du très bel article publié sur ce livre par Jacques Goorma sur le site Recours au poème : « Certains livres ont le pouvoir de survivre au moment de leur lecture et de poursuivre avec entêtement leur chemin en nous jusqu’à nous forcer à les reprendre. Connaissance par les larmes est de ceux-là. Essayiste, traductrice, professeur de littérature comparée à l’université de Strasbourg, Michèle Finck s’affirme avec ce quatrième recueil comme une voix forte et singulière de la poésie d’aujourd’hui. […]

Ici, nulle complaisance doloriste, ce que l’on pourrait craindre en abordant un tel sujet. Le parti-pris thématique, le soin apporté à un détail anatomique, la minutie d’une description feraient plutôt songer à une forme moderne de Blason ou encore à un inventaire secret, une anthologie des larmes très personnelles, avec un souci d’exhaustivité qui, bien sûr, n’épuise pas les larmes, et une très grande attention accordée à l’organisation de ces morceaux choisis.

L’ouvrage, solidement charpenté, se compose de sept parties, récoltant chacune une collection de larmes. Dans Court-circuit, la première partie, les larmes sont d’abord intérieures. Les larmes de l’enfance, de l’intime, celles des morts, de la faille, celles qui coulent dans l’autre sens et nous ouvrent à la connaissance de l’autre comme de nous mêmes. […] Dans les trois parties suivantes, Musique des larmes, Musée des larmes, Cinémathèque des larmes, chaque poème offre un abrégé suggestif de l’œuvre abordée, une galerie intime de larmes recueillies dans tel mouvement musical, telle représentation picturale ou cueillies à l’œil de tel comédien. […] Avec les deux dernières séquences, Êtrécrire et Celle qui neige, les larmes sont enfin celles des mots. Ce qui reste : les larmes des mots. Pas de références littéraires ici aux larmes d’Ulysse, aux pleurs de Rachel, de Jérémie, de Marie-Madeleine ou de Bérénice. À l’exception des saisissantes évocations de Philomèle, d’Orphée et de Pénélope, les larmes écrites sont les poèmes de l’auteure elle-même. Les mots-larmes à étreindre. / Amor Fati.

En lisant Connaissance par les larmes, on songe bien sûr à Nietzsche, tant la composition thématique de ce recueil est musicale (« Je ne fais pas de différence entre la musique et les larmes » déclare celui-ci dans Nietzsche contre Wagner). Un Chœur ouvre ou clôt chaque section, annonce la couleur, condense le propos en quelques vers d’un seul mot, traverse et scande musicalement l’ensemble de l’ouvrage. […]

L’écriture de Michèle Finck manifeste une sensibilité à fleur de peau. Au bord des larmes. Mais toujours avec un souci d’exactitude et l’acuité d’un regard aigu et souvent tranchant. Car les larmes disent aussi l’entaille, la faille, la fente, la blessure, par lesquelles elles s’écoulent. La brèche par où l’intime voit le jour. Elles sont l’expression visible de la vie intérieure. […]

Les larmes sont un débordement, l’issue d’un excès, d’un trop-plein. Pour y répondre, le vers se fait bref. Suppression d’articles, de verbes. Élision de l’inutile. Style télégraphique trahissant l’urgence à dire. Par endroits, des allitérations accentuent cette sensation de hâte résolue. « Descendre au fond de la faille / Forer. Fouiller. / Faire de la faille force. / Engouffrer langue au fond / Des fissures des anfractuosités. / Engouffrer langue. »

Mais cette hâte doit être aussi patiente, car sa précipitation pourrait menacer le poème. Poème compagnon de route / Pas trop vite attends un peu. / Il faut que tu te décantes. Larme et langue se mêlent dans un épanchement où affleure et se révèle enfin, comme un aveu, le secret du poème. Les Larmes / Non Pleurées / Sont /Celles / Qui / Font / Écrire. […] »

Pour suivre l’actualité des Éditions...


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Rencontre avec Michèle Finck et Gérard Pfister le 13 janvier à la Librairie Kléber


La librairie internationale Kléber organise le samedi 13 janvier 2018 à 11 heures une rencontre-lecture avec Michèle Finck et Gérard Pfister à l’occasion de la parution de leurs livres Connaissance par les larmes et Ce que dit le Centaure.

La rencontre sera animée par Isabelle Baladine Howald. L’entrée est libre. (Salle blanche, Librairie internationale Kléber, 1, rue des Francs Bourgeois, 67000 Strasbourg).

Retrouvez les Éditions Arfuyen au Marché de la Poésie du 7 au 11 juin


Le Marché de la Poésie aura lieu place Saint-Sulpice du mercredi 7 au dimanche 11 juin 2017. Il sera ouvert au public tous les jours de 11 h 30 à 21 h 30 (sauf le mercredi 7 où il ouvrira à 14 h et le dimanche 11 où il fermera à 20 h).

À l’occasion de ce Marché seront organisés des États généraux de la poésie avec tables rondes, débats, lectures, performances… Quatre thématiques sont ainsi proposées : la création contemporaine, la poésie hors du livre, l’édition et médiatisation, le statut du poète et la situation de la poésie.

« La Poésie se manifeste, écrivent les organisateurs. La poésie hausse le ton. Elle sort du silence où elle est tenue. Réclame droit de cité. S’insurge contre le manque de visibilité et de moyens qui la relègue dans l’ombre et l’oubli. Soulèvement de la poésie. Résistance. C’est sa richesse. Elle ne fait pas commerce des images. Elle ne marchande pas les mots.

La poésie travaille. Elle creuse la langue et le réel. Elle les rejoue tous les jours. Elle est une et elle est plurielle. Elle rencontre d’autres arts. Respire. Inspire. Ranime. Elle est au cœur.

La poésie est politique. Elle va vers tous. Parle à tous. Prend la parole. Rend la parole. La tend. La poésie est tout le monde. Un monde sans poésie n’est une maison pour personne.

La poésie se manifeste aujourd’hui. Les éditeurs répondent présents. Les enseignants répondent présents. La presse, les revues, les libraires, les bibliothécaires, les maisons des écrivains et de la poésie, les internautes et les festivals répondent présents. Les poètes répondent présents. Le public répond présent.

Nous convoquons les États généraux de la poésie. Nous déclarons la poésie ouverte. »

Hommage à Lina Ritter, le 12 avril, 18 h 30, à la BNU de Strasbourg


Le mercredi 12 avril 2017 auront lieu à 18 h 30 à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg l’hommage à Lina Ritter (1888-1981) et la remise par M. Justin Vogel, Président de l’OLCA, de la bourse de traduction Nathan Katz à Jean-Paul Gunsett, pour sa traduction, sous le titre Haïkus alsaciens, de l’ouvrage de Lina Ritter intitulé Elsasseschi Haiku.

À cette occasion sera projeté le film documentaire conçu et écrit par Jean-Paul Gunsett, réalisé par Charles Giraud, Links un rachts vum Rhi mit Lina Ritter (1975).

Des témoignages seront donnés par Caris Kindler Mathieu, sa petite-fille, et Louis Donatien Perin, directeur de la Compagnie du Lys. Des textes de Lina Ritter seront lus en alémanique et en français par les comédiens Jean Lorrain et Aline Martin

Lina Ritter, Prix Nathan Katz du Patrimoine 2017


Parrainé par le Conseil Régional du Grand Est et l’Office pour la Langue et la Culture d’Alsace (OLCA), le Prix Nathan Katz du Patrimoine 2017 a été proclamé le 17 mars.

Il distingue cette année l’œuvre de Lina Ritter (1888-1981), dramaturge (Peter vu Hagebach, 1913), auteur de pièces radiophoniques (Dantes Heimweh, 1921), romancière (Martin Schongauer, 1940), poète (Elsasseschi Haiku, 1965), l’une des figures féminines les plus admirables de la littérature alsacienne.

Partagé entre la France, l’Allemagne et la Suisse, le destin de Lina Ritter, née à Village-Neuf, symbolise celui d’un peuple déchiré par l’Histoire.

La Bourse de Traduction du Prix a été attribuée à Jean-Paul Gunsett, auteur, comédien, journaliste, metteur en ondes et producteur à Radio Strasbourg puis à la télévision régionale, producteur du film Links un rachts vum Rhi mit Lina Ritter (1975), auteur d’un recueil bilingue paru aux éditions bf en 2005.

le Prix Nathan Katz du Patrimoine est décerné chaque année depuis 2004 dans les salons du winstub Chez Yvonne, à Strasbourg, pour distinguer une œuvre majeure du patrimoine littéraire de l’Alsace, du Moyen Âge à nos jours, écrite en moyen haut-allemand, en haut-allemand, en alémanique ou en alsacien, afin de témoigner de la richesse exceptionnelle d’une culture profondément marquée par le dialogue des langues et des cultures. La Bourse de Traduction est remise à un traducteur qui contribue par ses travaux et ses recherches à faire découvrir cette œuvre du public francophone.