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Rencontre avec Michèle Finck et Gérard Pfister le 11 novembre à la Librairie Kléber


La librairie internationale Kléber organise le 11 novembre prochain à 11 heures une rencontre-lecture avec Michèle Finck et Gérard Pfister à l’occasion de la parution de leurs livres Connaissance par les larmes et Ce que dit le Centaure.

La rencontre sera animée par Isabelle Baladine Howald. L’entrée est libre. (Salle blanche, Librairie internationale Kléber, 1, rue des Francs Bourgeois, 67000 Strasbourg).

Retrouvez les Éditions Arfuyen au Marché de la Poésie du 7 au 11 juin


Le Marché de la Poésie aura lieu place Saint-Sulpice du mercredi 7 au dimanche 11 juin 2017. Il sera ouvert au public tous les jours de 11 h 30 à 21 h 30 (sauf le mercredi 7 où il ouvrira à 14 h et le dimanche 11 où il fermera à 20 h).

À l’occasion de ce Marché seront organisés des États généraux de la poésie avec tables rondes, débats, lectures, performances… Quatre thématiques sont ainsi proposées : la création contemporaine, la poésie hors du livre, l’édition et médiatisation, le statut du poète et la situation de la poésie.

« La Poésie se manifeste, écrivent les organisateurs. La poésie hausse le ton. Elle sort du silence où elle est tenue. Réclame droit de cité. S’insurge contre le manque de visibilité et de moyens qui la relègue dans l’ombre et l’oubli. Soulèvement de la poésie. Résistance. C’est sa richesse. Elle ne fait pas commerce des images. Elle ne marchande pas les mots.

La poésie travaille. Elle creuse la langue et le réel. Elle les rejoue tous les jours. Elle est une et elle est plurielle. Elle rencontre d’autres arts. Respire. Inspire. Ranime. Elle est au cœur.

La poésie est politique. Elle va vers tous. Parle à tous. Prend la parole. Rend la parole. La tend. La poésie est tout le monde. Un monde sans poésie n’est une maison pour personne.

La poésie se manifeste aujourd’hui. Les éditeurs répondent présents. Les enseignants répondent présents. La presse, les revues, les libraires, les bibliothécaires, les maisons des écrivains et de la poésie, les internautes et les festivals répondent présents. Les poètes répondent présents. Le public répond présent.

Nous convoquons les États généraux de la poésie. Nous déclarons la poésie ouverte. »

Retrouvez-nous sur le compte Twitter @EditionsArfuyen


Vous pouvez désormais retrouver les Éditions Arfuyen sur leur compte Twitter @EditionsArfuyen pour suivre leur actualité jour après jour :
https://twitter.com/editionsarfuyen

Vous pouvez suivre également l’actualité de la collection « La faute à Voltaire » sur le compte @LaFauteaVoltair
https://twitter.com/LaFauteaVoltair

Hommage à Lina Ritter, le 12 avril, 18 h 30, à la BNU de Strasbourg


Le mercredi 12 avril 2017 auront lieu à 18 h 30 à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg l’hommage à Lina Ritter (1888-1981) et la remise par M. Justin Vogel, Président de l’OLCA, de la bourse de traduction Nathan Katz à Jean-Paul Gunsett, pour sa traduction, sous le titre Haïkus alsaciens, de l’ouvrage de Lina Ritter intitulé Elsasseschi Haiku.

À cette occasion sera projeté le film documentaire conçu et écrit par Jean-Paul Gunsett, réalisé par Charles Giraud, Links un rachts vum Rhi mit Lina Ritter (1975).

Des témoignages seront donnés par Caris Kindler Mathieu, sa petite-fille, et Louis Donatien Perin, directeur de la Compagnie du Lys. Des textes de Lina Ritter seront lus en alémanique et en français par les comédiens Jean Lorrain et Aline Martin

Lina Ritter, Prix Nathan Katz du Patrimoine 2017


Parrainé par le Conseil Régional du Grand Est et l’Office pour la Langue et la Culture d’Alsace (OLCA), le Prix Nathan Katz du Patrimoine 2017 a été proclamé le 17 mars.

Il distingue cette année l’œuvre de Lina Ritter (1888-1981), dramaturge (Peter vu Hagebach, 1913), auteur de pièces radiophoniques (Dantes Heimweh, 1921), romancière (Martin Schongauer, 1940), poète (Elsasseschi Haiku, 1965), l’une des figures féminines les plus admirables de la littérature alsacienne.

Partagé entre la France, l’Allemagne et la Suisse, le destin de Lina Ritter, née à Village-Neuf, symbolise celui d’un peuple déchiré par l’Histoire.

La Bourse de Traduction du Prix a été attribuée à Jean-Paul Gunsett, auteur, comédien, journaliste, metteur en ondes et producteur à Radio Strasbourg puis à la télévision régionale, producteur du film Links un rachts vum Rhi mit Lina Ritter (1975), auteur d’un recueil bilingue paru aux éditions bf en 2005.

le Prix Nathan Katz du Patrimoine est décerné chaque année depuis 2004 dans les salons du winstub Chez Yvonne, à Strasbourg, pour distinguer une œuvre majeure du patrimoine littéraire de l’Alsace, du Moyen Âge à nos jours, écrite en moyen haut-allemand, en haut-allemand, en alémanique ou en alsacien, afin de témoigner de la richesse exceptionnelle d’une culture profondément marquée par le dialogue des langues et des cultures. La Bourse de Traduction est remise à un traducteur qui contribue par ses travaux et ses recherches à faire découvrir cette œuvre du public francophone.

35e Marché de la Poésie : 7 au 11 juin 2017


Le Marché de la Poésie aura lieu place Saint-Sulpice du mercredi 7 au dimanche 11 juin 2017. Il sera ouvert au public tous les jours de 11 h 30 à 21 h 30 (sauf le mercredi 7 où il ouvrira à 14 h et le dimanche 11 où il fermera à 20 h).

A l’occasion de ce Marché seront organisés des États généraux de la poésie avec tables rondes, débats, lectures, performances… Quatre thématiques sont ainsi proposées : la création contemporaine, la poésie hors du livre, l’édition et médiatisation, le statut du poète et la situation de la poésie.

« La Poésie se manifeste, écrivent les organisateurs. La poésie hausse le ton. Elle sort du silence où elle est tenue. Réclame droit de cité. S’insurge contre le manque de visibilité et de moyens qui la relègue dans l’ombre et l’oubli. Soulèvement de la poésie. Résistance. C’est sa richesse. Elle ne fait pas commerce des images. Elle ne marchande pas les mots.
La poésie travaille. Elle creuse la langue et le réel. Elle les rejoue tous les jours. Elle est une et elle est plurielle. Elle rencontre d’autres arts. Respire. Inspire. Ranime. Elle est au cœur.
La poésie est politique. Elle va vers tous. Parle à tous. Prend la parole. Rend la parole. La tend. La poésie est tout le monde. Un monde sans poésie n’est une maison pour personne.
La poésie se manifeste aujourd’hui. Les éditeurs répondent présents. Les enseignants répondent présents. La presse, les revues, les libraires, les bibliothécaires, les maisons des écrivains et de la poésie, les internautes et les festivals répondent présents. Les poètes répondent présents. Le public répond présent.
Nous convoquons les États généraux de la poésie.
Nous déclarons la poésie ouverte.
 »

Le Prix Apollinaire, « prix de poésie du monde...


Le Prix Apollinaire, « prix de poésie du monde français et francophone », a été décerné pour 2016 à Pierre Dhainaut pour Voix entre voix (éditions L’herbe qui tremble) et pour l’ensemble de son œuvre. La remise du Prix a eu lieu le 7 novembre au Café des Deux Magots, à Paris. Reconnaissable entre toutes, la voix de Pierre Dhainaut est l’une des plus amples et des plus justes de la poésie contemporaine. Les Éditions Arfuyen, qui l’accompagnent depuis plus d’un quart de siècle, ont publié sept de ses grands recueils : Prières errantes (1990), Fragments et louanges (1993), Introduction au large (2001), Entrées en échanges (2005), Levées d’empreintes (2008), Plus loin dans l’inachevé (2010) et Rudiments de lumière (2013). Un huitième livre est à paraître.

Max de Carvalho distingué par la Société des Gens de Lettres


La Société des Gens de Lettres a décerné à Max de Carvalho l’une de ses deux grandes bourses de création contemporaine 2016, la Bourse de Création de Poésie Gina Chenouard. Cette distinction lui a été remise le 16 novembre 2016 à l’Hôtel de Massa, à Paris. Les Éditions Arfuyen ont publié deux des recueils de Max de Carvalho, Enquête sur les domaines mouvants (2007) et Les Degrés de l’incompréhension (2014). Elles ont également publié les Poèmes d’août de Maria Ângela Alvim, traduits du brésilien avec Magali de Carvalho, (2000) et Le Repos inconnu, d’une moniale dominicaine, rassemblés et présentés par Max de Carvalho.

Petr Král : "Accueillir le lundi" (éd. Les Lieux-Dits)


« “La vie est moyennement drôle / d’autant que c’est notre seul bien ” / dis-tu en toi-même.  » Le ton inimitable de Petr Král se trouve tout entier résumé par ces deux vers liminaires d’un des poèmes de son nouveau recueil. Petr Král vient de recevoir Prix Jean Arp de Littérature Francophone 2016 et c’est à l’occasion de sa remise qu’est publié ce nouveau livre au titre déjà déroutant, Accueillir le lundi, publié par les éditions Lieux-Dits.

« La vie est moyennement drôle », où la cocasserie du fait d’exister se trouve gommé, voire annulé, par le caractère franchement prosaïque et passablement désolé de l’adverbe « moyennement ». Dans un autre texte, Král donne à entendre ce qu’il veut dire par là : « Même ceux dont l’existence est un plan : élever des petits devenir adjoint / se soumettent tout autant aux seuls flottements des journées / dont ils n’occupent que les marges. »

La poésie de Král se situe précisément dans ce « flottement des journées » et dans ces « marges ». Non pas dans la clarté de quelque révélation ou vision : ce que révèlent et voient ces poèmes, c’est cet espace du quotidien tellement banal que nos regards ne font plus que l’effleurer et que même ceux dont « l’existence est un plan » font sans cesse, sans le savoir, l’expérience.

Milan Kundera, dans sa préface à un précédent livre de Kral, Notions de base, paru en 2005, voyait dans l’œuvre de son compatriote une « étrange et belle encyclopédie existentielle de la quotidienneté ». Car non seulement Kral s’ingénie à demeurer sans cesse au ras de la réalité la plus commune, la plus insignifiante, mais, par une singulière tournure d’esprit sont on sait jamais s’il dénote une sorte d’humour fatrasique ou de hantise mélancolique, il se plaît à accumuler les éléments de cette banalité jusqu’à en faire ressortir paradoxalement l’incongruité et la bizarrerie.

« Le poème, remarque-t-il, devrait aussi savoir n’être qu’un journal / d’inventeur manqué. » Sous la loupe grossissante du poète, les observations les plus ordinaires prennent un étrange relief. Comme si elles étaient vues du point de vue d’un au-delà infiniment proche : « À la fenêtre le réveille-matin en main plantant le regard / dans la pente d’en face entre un copeau égaré / et un oiseau catapulté au ciel je suis mon propre successeur. » Assurément, il est « moyennement drôle » d’être son « propre successeur ». Heureusement, dans ce monde flottant, il y a la poésie et ses petits bonheurs : « Et le poème, lui, est chaque fois le plus heureux / lorsqu’il va seulement à sa rencontre / et cherche en tâtonnant sa forme. »

(Les Lieux-Dits éditions, 2, rue du Rhin Napoléon, 67000 Strasbourg).